•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des ours risquent d’avoir élu domicile à Fort McMurray, selon des biologistes

Un ours noir cherche de la nourriture dans le parc de Jasper

Un ours noir cherche de la nourriture dans le parc de Jasper

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les résidents de Fort McMurray se préparent à rentrer chez eux d'ici quelques semaines, les biologistes leur recommandent de se méfier des ours qui pourraient avoir élu domicile dans leur ville, à la recherche de nourriture.

Un texte de Camille FeireisenTwitterCourriel

Les feux n'ont pas seulement endommagé des maisons, ils ont aussi détruit les ressources en nourriture des ours noirs qui vivent dans la région de Fort McMurray, l'une des plus peuplées par ces mammifères en Alberta.

La province en compte environ 40 000, selon Lee Foote, professeur en biologie de la conservation à l'Université de l'Alberta. « Les ours se déplacent beaucoup au printemps, il risque donc d'y avoir des ours locaux mêlés à des ours ayant fuit les feux », explique-t-il.

Selon Lee Foote, la nourriture et les déchets abandonnés par les résidents lors de leur départ vont les attirer, puisque leur odorat est cinq fois plus développé que celui d'un chien, lui-même 100 fois plus sensible aux odeurs que l'homme, d'après le professeur. « Ils vont sentir le vieux morceau de pizza qui traîne dans votre congélateur », donne-t-il en exemple.

D'après Lee Foote, les ours ont aussi la mémoire longue et risquent de rester à proximité des maisons, sachant qu'ils peuvent s'y nourrir facilement.

Les ours sont très intelligents et apprennent vite. Même après avoir lavé votre maison, tout semble propre et sécuritaire, les ours pensent toujours "cette grosse boîte est remplie de nourriture, la dernière fois, c'était le cas".

Une citation de :Lee Foot, professeur de biologie à l'Université de l'Alberta

Quarante ours tués après les incendies de Slave Lake

Pour les repousser, il est parfois possible de les piéger et les reconduire hors des zones habitées, mais cela coûte cher : 1000 $ par animal, selon Lee Foote. « Des fois, il n'est pas possible de faire autrement que de les euthanasier », précise-t-il.

En 2011, après les incendies de Slave Lake, des ours avaient élu domicile dans la ville. Quarante ours avaient alors dû être abattus.

M. Foote ajoute toutefois que ce travail doit rester celui de professionnels, car il est illégal d'abattre soi-même un ours avec un fusil. Il conseille aux résidents de mettre leurs déchets comestibles dans des poubelles scellées loin des habitations pour prévenir la menace.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !