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Tordeuse des bourgeons de l'épinette : les arrosages débutent bientôt 

Chenille de tordeuse sur une épinette

Chenille de tordeuse sur une épinette

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Ils seront près de 200 cet été à travailler au programme d'arrosage contre l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Depuis 2012, l'épidémie a augmenté de 300 % au Bas-Saint-Laurent et de 40 % à l'échelle du Québec.

Un texte de Joane BérubéTwitterCourriel

La Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM) entreprendra ses arrosages contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie vers le 3 juin, dépendamment des conditions météorologiques.

Les pulvérisations aériennes d'insecticide biologique vont couvrir une superficie de 105 000 hectares de forêt, située au sud de Rimouski, dans la Vallée de la Matapédia et le long de la côte entre Matane et Les Méchins.

Dans le secteur de Sainte-Anne-des-Monts, quelque 34 000 hectares sont visés par le programme d'arrosage.

Évaluation annuelle

La défoliation annuelle de 2015 causée par l'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinetteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La défoliation annuelle de 2015 causée par l'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette

Photo : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Chaque année, le ministère effectue un survol aérien, ce qui lui permet d'évaluer la progression de l'épidémie. « C'est là qu'on voit à ce moment-là quelle sera l'envergure du programme pour l'année suivante », précise le directeur de la SOPFIM, Jean-Yves Arsenault.

Dans la région, les opérations aériennes de la SOPFIM sont basées à Rimouski, à Mont-Joli, et à Sainte-Anne-des-Monts. Cette année, toutefois, la SOPFIM collabore aussi avec le Nouveau-Brunswick, pour utiliser la base de Charlot pour traiter une certaine superficie dans la Vallée de la Matapédia. « C'est un travail de coopération pour voir des deux côtés de la frontière, parce que l'épidémie se répand un peu partout. »

Éventuellement d'autres bases pourraient se développer comme à Gaspé ou à Bonaventure selon la progression de l'épidémie.  

La tendance est qu'au cours des deux ou trois prochaines années, la tordeuse va prendre de l'expansion vers l'est.

Jean-Yves Arsenault, directeur général de la SOPFIM
Tordeuse de bourgeon d'épinette, la chenilleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tordeuse de bourgeon d'épinette, la chenille

Photo : Radio-Canada

Dans l'ensemble du Québec, les arrosages vont se concentrer sur un peu plus de 5 % des superficies atteintes en forêt publique, selon le directeur général de la SOPFIMé

Le directeur de la SOPFIM rappelle que le mandat de l'organisme n'est pas de protéger toute la forêt qu'elle soit publique ou privée. Bien que l'arrosage se fasse exclusivement sur les terres publiques, il se fait dans des endroits très ciblés afin de préserver les peuplements pour l'approvisionnement futur des usines.

Aux endroits non ciblés par la SOPFIM, comme les terres privées, la stratégie de lutte contre la tordeuse est axée sur la récupération du bois potentiellement touché par la tordeuse.

Il s'agit de la troisième année du programme d'arrosage.

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