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L'éternel combat des francophones de Port-au-Port

Contrechamp, 28 avril 1977

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'extrême ouest de Terre-Neuve-et-Labrador sur la côte française se trouve la péninsule de Port-au-Port où la communauté francophone de l'endroit s'accroche à sa langue et sa culture et veut la faire rayonner.

La péninsule de Port-au-Port est le berceau de la francophonie terre-neuvienne. Il y a plus de deux siècles, des pêcheurs français puis acadiens sont venus sur l'île rouge.

Depuis 30 ans, le nombre de francophones a diminué de moitié dans la péninsule. Selon Statistique Canada, ils sont à peine 300 maintenant.

« Plutôt que d'être puni à l'école pour parler en français, le monde a commencé à parler en anglais. C'était cool de parler en anglais, il y avait assez d'anglais autour que tout le monde commence, c'est ça l'assimilation », raconte Marie Simon.

Avec des écoles en anglais, des curés en anglais et la base militaire américaine de Stephenville juste à côté, des péninsulaires ont commencé à tourner le dos à leur langue sans regarder en arrière.

Y'ont chassé le français d'ici quoi. Les français après, ils ne sont plus venus ici!

Une citation de :Jack Simon, résident de Cap Saint-Georges
La pointe du cap à Cap Saint Georges dans la péninsule de Port-au-PortAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La pointe du cap à Cap Saint Georges dans la péninsule de Port-au-Port

Photo : ICI Radio-Canada/Philippe Grenier

Fière de ses racines, Marie Simon est partie travailler à l'extérieur de l'île comme des dizaines de francophones. Mme Simon a passé près de 20 ans à Ottawa.

« Je parlais aux gens en français, puis ils me répondaient en anglais, c'est quoi ça? Tu peux à peine parler en anglais, moi je te parle en français puis toi tu me parles en anglais, c'est quoi ça? », s'exclame Mme Simon.

Revenu auprès de sa mère, elle est fière de voir la jeunesse d'aujourd'hui s'exprimer en français. Pour elle, l'arrivée des deux écoles de langue française et le travail des associations francophones font la différence. Un virage dans le droit chemin pour la nouvelle génération de francophones.

« Le français était perdu un peu, mais là ça r'commence à monter », note la résidente de Cap Saint George.

D'après le reportage de Philippe Grenier

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