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Pas assez d'affiches bilingues dans l'Est ontarien?

Pas assez d'affiches bilingues dans l'Est ontarien?
Radio-Canada

Depuis 2012, la Cité de Clarence-Rockland a reçu une douzaine de plaintes de nature linguistique portant sur l'affichage, mais aucune de ces plaintes n'a mené à l'émission d'une contravention.

Un texte de Denis BabinTwitterCourriel

De plus, au cours des dix dernières années, seules quatre municipalités sur les huit que comptent les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) ont adopté un règlement rendant l'affichage commercial bilingue obligatoire sur leur territoire.

Il faut dire que Clarence-Rockland favorise une approche plutôt éducative que répressive, selon le maire Guy Desjardins.

On informe nos commerçants, les nouveaux commerçants qui arrivent et on travaille avec eux. On ne travaille pas l'un contre l'autre. Et je crois que c'est la manière de faire les choses.

Guy Desjardins, maire de la Cité de Clarence-Rockland

Le même constat peut être fait dans les trois autres municipalités qui ont adopté un règlement similaire, c'est-à-dire Casselman, Russell et La Nation.

« Tout le monde est raisonnable », explique le maire de La Nation, François St-Amour. « Ils comprennent. Surtout les plus gros commerçants. Ils savent que c'est la meilleure chose d'avoir de l'affichage bilingue. »

« Toutes les nouvelles entreprises qui viennent dans la Municipalité, elles suivent le règlement », enchaîne le maire de Russell, Pierre Leroux.

Ailleurs, pas d'urgence d'agir

Dans les autres municipalités de la région, où l'affichage bilingue n'est pas une obligation, on ne voit pas l'urgence d'agir pour l'instant.

C'est du moins ce que croit le maire du Canton d'Alfred et Plantagenet, Fernand Dicaire. « Ni nos résidents, ni notre administration, ni les membres du conseil n'ont abordé le sujet à ce moment-ci », rapporte-t-il.

De son côté, la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, croit plutôt que c'est à la personne en affaire de décider « si elle va afficher en anglais et en français ou seulement dans une langue ».

Pierre Sabourin, directeur du Service de la règlementation de la Cité de Clarence-RocklandPierre Sabourin, directeur du Service de la règlementation de la Cité de Clarence-Rockland Photo : ICI Radio-Canada / Denis Babin

Entre-temps, dans la Cité de Clarence-Rockland, le directeur de la règlementation, Pierre Sabourin, compte bien affecter exclusivement l'un de ses trois nouveaux officiers de règlement au dossier de l'affichage commercial.

On dit que la Cité de Clarence-Rockland est bilingue. On veut donc s'assurer que les enseignes sont bilingues aussi.

Pierre Sabourin, directeur de la règlementation

Une nécessité dans une municipalité qui continue de croître.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale