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Controverse au Gala Les Olivier : la peur d'être poursuivi ne devrait pas être un frein à la liberté d'expression

Des humoristes masqués au Gala Les Olivier

Des humoristes masqués au Gala Les Olivier

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le retrait du Gala Les Olivier d'un numéro écrit par les humoristes Mike Ward et Guy Nantel n'avait pas de raison d'être, croit un professeur de droit de l'Université Laval. « Il comportait des blagues grossières et vulgaires, mais rien qui méritait la censure », estime Louis-Philippe Lampron.

Louis-Philippe Lampron a regardé le sketch litigieux, diffusé sur les réseaux sociaux dimanche après-midi. Il n'y a rien vu qui, selon lui, contrevenait aux limites fixées par le droit québécois. « Les gens en recherche de sensations fortes qui vont regarder ce sketch risquent d'être déçus... »

En entrevue à l'émission Chez nous le matin, le professeur de droits et libertés rappelle que la liberté d'expression est protégée par les chartes canadienne et québécoise. « Les seules limites reconnues à la liberté d'expression sont la diffamation et les propos haineux, explique Louis-Philippe Lampron. La première demande qu'on ne diffuse pas de propos mensongers sur autrui et les seconds regroupent les propos virulents sur un groupe, qui incitent à la violence ou à la haine. »

La peur d'être poursuivi

Le professeur à l'Université Laval croit que la décision de retirer le numéro du Gala Les Olivier illustre bien la judiciarisation de l'humour au Québec. Il cite également la poursuite intentée par Jérémy Gabriel à l'encontre de Mike Ward.

« Avec cette judiciarisation, le fait de se faire poursuivre devient un cauchemar pour les humoristes, pour qui se défendre peut coûter cher, explique le professeur Lampron. Ça peut mener à une autocensure, avoir un effet inhibiteur. »

Louis-Philippe Lampron convient que le risque zéro n'existe pas en matière de poursuite. « Mais entre la poursuite et la condamnation, il y a un monde », rappelle-t-il.

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