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Philippines : Duterte prêt à faire rentrer les rebelles communistes au gouvernement

Le prochain président présumé des Philippines, Rodrigo Duterte

Le prochain président présumé des Philippines, Rodrigo Duterte

Photo : ? Erik de Castro / Reuters

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le prochain président présumé des Philippines, Rodrigo Duterte, a annoncé lundi son intention de rétablir la peine de mort, d'offrir des postes gouvernementaux aux rebelles communistes et d'amender la Constitution pour accorder plus de pouvoirs aux provinces.

Il s'agit de ses premières annonces depuis que des résultats officieux dévoilés la semaine dernière font de lui le prochain président du pays.

Lors de sa première conférence de presse officielle depuis le scrutin du 9 mai, M. Duterte a ajouté qu'il lancera une vaste offensive militaire pour écraser les rebelles d'Abou Sayyaf qui sévissent sur l'île de Jolo, dans le sud du pays, même si cela nécessite de violer leurs droits.

Ces politiques tranchent nettement avec celles actuellement en vigueur. Elles s'inscrivent dans la foulée d'une campagne musclée pendant laquelle M. Duterte a promis de mettre fin, d'ici trois à six mois, à la criminalité et à la corruption qui minent ce pays pauvre.

Des responsables affirment que cela est tout simplement impossible et soulignent que la criminalité demeure répandue à Davao, une ville dont M. Duterte est maire depuis 22 ans.

L'armée combat quant à elle les rebelles marxistes depuis des décennies.

M. Duterte envisage d'offrir les ministères de l'Environnement, des Ressources naturelles, de la Réforme agraire, du Travail et du Bien-être social aux rebelles communistes. Il risque toutefois de se heurter à l'opposition farouche du milieu des affaires.

M. Duterte compte demander au Congrès de rétablir la peine de mort, qui est suspendue depuis 2006 en raison de l'opposition de la puissante Église catholique. La peine de mort par pendaison, a-t-il dit, serait imposée pour les crimes haineux, et les criminels reconnus coupables d'un meurtre accompagné d'un vol ou d'un viol mériteraient « une double pendaison ».

« Après la première pendaison, il y aurait une deuxième (pendaison) jusqu'à ce que la tête ait été complètement détachée du corps », a-t-il dit lors d'une conférence de presse télévisée à travers le pays.

Il a enfin promis de vendre le yacht présidentiel et d'utiliser l'argent pour acheter de l'équipement médical pour les forces de l'ordre.

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