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Craintes d'un rapprochement entre Boko Haram et l'EI au sommet sur la sécurité

Des dirigeants africains et européens au Sommet régional sur la sécurité au Nigeria

Des dirigeants africains et européens au Sommet régional sur la sécurité au Nigeria

Photo : Reuters

Reuters

Les djihadistes de Boko Haram développeront vraisemblablement leur coopération avec le groupe armé État islamique (EI) si ce dernier s'implante en Libye, a déclaré samedi le chef de la diplomatique britannique Philip Hammond, lors d'une conférence sur la sécurité au Nigeria.

Boko Haram, qui mène une insurrection depuis sept ans dans le nord du Nigeria, a annoncé l'an dernier son ralliement à l'EI. Le degré de coopération entre les deux groupes depuis est inconnu.

Les dirigeants occidentaux craignent cependant que l'implantation progressive de l'EI en Afrique du Nord et ses liens avec Boko Haram n'annoncent une intensification des attentats.

État islamique, le règne de la terreur

Après s'être emparée de zones importantes en Syrie et en Irak, l'organisation État islamique a pris pied en Libye dans la région de Syrte, en profitant de l'affaiblissement de l'autorité de l'État dans le pays.

Le chef de la diplomatique britannique, Philip HammondAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de la diplomatique britannique, Philip Hammond

Photo : Afolabi Sotunde / Reuters

« Si vous voyons l'EI renforcer sa présence en Libye, cela donnera l'impression aux gens d'ici d'une voie de communication directe qui permettra vraisemblablement de renforcer la collaboration entre les deux groupes sur un plan concret », a déclaré Philip Hammond.


Vendredi, un responsable américain a fait état de signes montrant que des combattants de Boko Haram étaient en train de quitter le Nigeria pour partir en Libye.

Plusieurs chefs d'État africains ont estimé que la Libye était un élément clé dans la lutte contre Boko Haram et pour améliorer la sécurité dans la région.

Le président français François Hollande, qui participait à la réunion, a estimé que la secte nigériane restait une menace.

« Dans la lutte contre Boko Haram, il y a eu des points très importants qui ont été marqués, a-t-il déclaré. Ce groupe terroriste a été repoussé, amoindri, obligé de reculer, mais reste encore néanmoins une menace. »

Notre dossier

Les attentats suicide revendiqués par Boko Haram sont encore très nombreux, a souligné le président nigérian Muhammadu Buhari, même si l'armée nigériane a récupéré la quasi-totalité des territoires conquis par la secte.

Il a estimé qu'il restait deux tâches à accomplir : « déloger les terroristes » de leur repaire dans la forêt de Sambisa, située dans le nord-est du Nigeria, et libérer les quelque 200 lycéennes kidnappées il y a deux ans à Chibok, « ainsi que les autres victimes d'enlèvements ».

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