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Pfizer refuse que ses produits servent à des exécutions

Usine de Pfizer à New York

Usine de Pfizer à New York

Photo : AP/Mark Lennihan

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le géant pharmaceutique Pfizer a annoncé qu'il interdisait l'administration de ses produits pour des injections létales, servant aux exécutions aux États-Unis. 

Pfizer a expliqué dans un communiqué publié sur son site Internet, vendredi, que ses produits étaient fabriqués pour « améliorer et sauver la vie des patients ». L'entreprise s'oppose donc « fermement » à ce qu'ils soient utilisés pour infliger la peine de mort à des prisonniers.

L'annonce de Pfizer aura vraisemblablement peu d'effets immédiats. Sa décision fait suite à une mesure adoptée précédemment, après l'acquisition de l'entreprise Hospira, l'année dernière. Hospira, établie à Lake Forest en Illinois, avait proscrit l'utilisation de ses produits pour la peine capitale, comme l'avaient fait plusieurs autres sociétés pharmaceutiques.

Ce nouveau développement signifie que les 25 entreprises approuvées par le gouvernement américain pour fournir les substances servant aux exécutions ont maintenant interdit leur utilisation à cette fin, selon Reprieve, une organisation de New York qui s'oppose à la peine de mort.

La directrice de Reprive, Maya Foia, estime que cette décision de Pfizer « cimente l'opposition de l'industrie pharmaceutique à la mauvaise utilisation de ses produits ».

Un produit de plus en plus difficile à trouver

Le nombre d'exécutions aux États-Unis a diminué dans les dernières années, notamment en raison des restrictions imposées sur certains produits pharmaceutiques.

L'État de l'Ohio, qui a procédé à sa dernière exécution en janvier 2014, a dû en reporter plusieurs autres parce qu'il était à la recherche de produits pour l'injection létale. Plus d'une vingtaine de détenus sont dans le couloir de la mort, mais l'État ne dispose toujours pas des substances nécessaires.

Certains États où la peine de mort est toujours en vigueur administrent des substances composées qui ne sont pas approuvées par l'agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA).

Le Texas, qui a le couloir de la mort le plus bondé du pays, obtient son pentobarbital d'un fournisseur dont l'identité est gardée confidentielle par l'État. Le Texas a déjà effectué six exécutions en 2016 et au moins huit sont prévues dans les prochains mois, dont deux au mois de juin.

L'État est impliqué dans une bataille judiciaire pour conserver la confidentialité de son fournisseur, comme c'est arrivé aussi en Georgie, en Arkansas et au Missouri.
Depuis le début de l'année 2016, 14 exécutions ont eu lieu dans cinq États américains. L'année dernière, il y en avait eu 28 dans six États.

Des méthodes d'exécution alternatives

Des États ont adopté des lois pour autoriser d'anciennes méthodes d'exécution au besoin. L'année dernière, l'Utah a approuvé l'utilisation du peloton d'exécution, alors que l'Oklahoma est devenu le premier État à permettre l'administration d'azote gazeux pour exécuter des condamnés.

En 2014, le Tennessee a autorisé l'utilisation de la chaise électrique et la Virginie envisage également cette alternative.

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