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Développement dans le recours collectif contre Alcoa à Baie-Comeau

Un silo à l'aluminerie Alcoa de Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

La Cour supérieure du Québec se rend à la requête du Regroupement de citoyens du quartier Saint-Georges de Baie-Comeau. Le juge Carl Lachance mandate un expert indépendant pour déterminer les propriétés à dédommager en vue d'un règlement final.

L'expert indiquera au juge le nombre de maisons contaminées aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), et à quel degré. Par la suite, d'autres experts témoigneront au procès pour déterminer si les concentrations observées constituent ou non un risque pour la santé, et s'il est nécessaire de les enlever.

La facture de cette expertise sera payée à parts égales entre l'aluminerie Alcoa et le regroupement de citoyens. Pour l'avocat Pierre Sylvestre, procureur des plaignants, il s'agit d'un gain qui permettra de compléter le dossier.

Soit pour terminer le dossier par procès ou par entente, on ne le sait pas, il faut voir le degré de contamination des maisons.

Me Pierre Sylvestre, procureur du Regroupement des citoyens du quartier Saint-Georges de Baie-Comeau

Alcoa s'est opposée à la requête, alléguant que la reconnaissance de cet expert brimerait son droit à une défense pleine et entière. 

Alcoa à Baie-ComeauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alcoa à Baie-Comeau

Photo : Evelyne Côté

En ce qui concerne les émissions polluantes, l'entreprise a corrigé la situation au début de 2014. Elle dit respecter les normes environnementales en vigueur.

Le regroupement réclame qu'Alcoa verse 15 000 dollars à chaque citoyen pour avoir contaminé les terrains et les maisons du quartier durant des décennies avec ses émissions de HAP. 

En 2003, Alcoa avait dû restaurer les sols de 130 propriétés. Des expertises allaient toutefois révéler, par la suite, que les HAP avaient contaminé d'autres propriétés. La requête du Regroupement invoque également la contamination possible de l'intérieur des résidences aux gaz nocifs.

Un texte de Louis Garneau

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