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Le Rush, un modèle à suivre pour une vague d'expansion dans la Ligue nationale de crosse

Les deux derniers matchs de la saison du Rush ont été disputés à guichets fermés.

Les deux derniers matchs de la saison du Rush ont été disputés à guichets fermés.

Photo : Rush de la Saskatchewan

Radio-Canada

Le succès que connaît l'équipe du Rush de la Saskatchewan cette saison est tel qu'il pourrait ouvrir la voie à une vague d'expansion en sol canadien dans la Ligue nationale de crosse (NLL) selon le président du Rush, Lee Genier.

Un texte de Simon RobergeTwitterCourriel

« Cela montre que les petits marchés [comme Saskatoon] peuvent fonctionner, affirme Lee Genier. Dans certains cas, c'est peut-être même mieux que les gros marchés. Il s'agit d'être dans le bon marché qui peut être affamé pour du sport professionnel. »

« Une chose est certaine, c'est que ça ne nuit pas au processus », croit le commissaire de la NLL, Nick Sakiewicz. Il aimerait voir de nouvelles formations joindre le circuit en 2018 et en 2020. « Le modèle établi par le Rush de la Saskatchewan est présent aussi à Toronto et à Calgary notamment et rien ne nous empêche de réussir dans d'autres marchés au Canada », précise-t-il.

La NLL compte quatre équipes au Canada :

  • le Rush de la Saskatchewan
  • le Stealth de Vancouver
  • les Roughnecks de Calgary
  • le Rock de Toronto

« Nous aimerions être présents dans trois ou quatre marchés canadiens supplémentaires, poursuit le commissaire. Il y a de place pour une autre équipe en Ontario qui pourrait développer une grande rivalité avec le Rock de Toronto. Montréal aussi est une destination possible et la ville de Québec également, avec le nouvel amphithéâtre. »

La NLL compte cinq équipes aux États-Unis.

La NLL compte cinq équipes aux États-Unis.

Photo : Ligue nationale de crosse

Edmonton devrait obtenir une autre franchise et il y a plusieurs autres possibilités très viables comme Halifax, Ottawa et Winnipeg

Lee Genier

Un buzz à Saskatoon

Le déménagement du Rush d'Edmonton à Saskatoon était un pari risqué, selon plusieurs experts. Le bouche-à-oreille a toutefois fait son œuvre, indique Lee Genier. La moyenne d'assistance est passée de 9 675 en janvier et février à plus de 14 000 pour les matchs en mars et avril.

Le Rush de Saskatoon a terminé la saison avec une fiche de 13 victoires et 5 défaites.

Le Rush de Saskatoon a terminé la saison avec une fiche de 13 victoires et 5 défaites.

Photo : Rush de la Saskatchewan

« On aurait pu vendre 20 000 billets pour notre dernier match local, estime Lee Genier. C'est la même chose pour nos matchs de séries. Nous nous attendons à jouer à guichets fermés pour tous nos matchs locaux l'an prochain. »

Une ligue à contre-courant

La NLL fait les choses un peu différemment des autres ligues de sports professionnels en Amérique du Nord. Le circuit propose entre autres un format de série demi-finale où l'équipe avec l'avantage du terrain commence la série à l'étranger.

Le plafond salarial de 600 000 $ ne permet pas aux joueurs de vivre uniquement de leur performance. Ils doivent donc presque tous avoir un autre emploi. Cette réalité fait en sorte que la grande majorité des joueurs de la NLL n'habitent pas dans la ville de leur équipe. Ils utilisent leur banque de congés pour voyager et jouer les matchs.

« Si l'on joue à Toronto par exemple, les joueurs vont arriver le vendredi et ils auront un entraînement d'environ deux heures, explique Lee Genier. Ils jouent ensuite le samedi et repartent le dimanche pour leur ville respective. »

Le Rush de la Saskatchewan contre les Bandits de Buffalo.

Le Rush de la Saskatchewan contre les Bandits de Buffalo.

Photo : Rush de la Saskatchewan

« C'est difficile de ne pas se voir et de ne pas avoir d'entraînement durant la semaine, admet Nik Bilic qui est le seul joueur du Rush à vivre à Saskatoon. Le plus de temps qu'on peut passer sur le terrain ensemble, mieux c'est, mais on discute beaucoup durant la semaine pour améliorer certains aspects de notre jeu. Nous trouvons des moyens pour rester en contact. »

« Jusqu'à ce que nous obtenions un contrat de télévision solide et que nous puissions payer nos joueurs pour qu'ils n'aient pas à avoir un autre emploi, ça va fonctionner de cette façon, conclut Lee Genier. La Ligue a toujours fonctionné de cette façon et ça marche. Ça marche même très bien. »

Le Rush entame son parcours éliminatoire samedi contre les Roughnecks de Calgary. Dans l'autre demi-finale, les Bandits de Buffalo et les Black Wolves de la Nouvelle-Angleterre s'affrontent.

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