•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Chambre de commerce de l’Ontario demande de retarder la tarification du carbone

La Saskatchewan est toujours à la traîne dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Chambre de commerce de l’Ontario demande à la province de retarder d’un an la mise en place du système de plafonnement et d’échange du carbone. Elle affirme que certaines questions clés sont toujours sans réponses.

Le plan, dont l’objectif est de réduire les émissions de gaz à effets de serre, doit être mis en œuvre l’an prochain. Le gouvernement libéral de l’Ontario n’a toutefois pas publié d’analyse sur l’impact économique d’un tel système et les entreprises cherchent à connaître des détails sur la manière dont les revenus seront investis et gérés, affirme le président de la Chambre de commerce de l’Ontario, Allan O’Dette.

Ce dernier a adressé une lettre jeudi au ministre de l’Environnement, Glen Murray, pour lui demander de clarifier certains points et de retarder la mise en œuvre du plan, comme le gouvernement l’a fait avec le régime de retraite provincial.

« Nous soutenons cette initiative de lutte contre les changements climatiques, nous devons juste être attentifs à ce qu’il faudra pour la mettre en place. »

— Une citation de  Allan O’Dette, président de la Chambre de commerce de l’Ontario

La législation qui permettra la mise en place du système de tarification du carbone devrait être votée bientôt alors qu’elle doit passer en troisième lecture à Queen’s Park mercredi après-midi.

Un plan dévoilé bientôt

Avec le système de plafonnement et d’échange, les entreprises devront respecter des limites d’émission de gaz à effet de serre, mais pourront vendre des crédits carbone ou droits d’émission qu’elles n’auront pas utilisés ou en acheter si elles dépassent leur limite.

Le plan représente un élément important de la stratégie globale du gouvernement sur le climat, qui, selon le ministre de l’Énergie, a été présenté au cabinet mercredi et « a reçu un consensus de 100 % ».

Il sera dévoilé dans les prochaines semaines, et Glen Murray a dit que toutes les questions soulevées par Allan O’Dette dans sa lettre y trouveront une réponse, notamment celles portant sur l’impact économique et sur la façon dont les entreprises vendront et achèteront les droits d’émission.

Mieux vaut tôt que tard selon le gouvernement

« Nous avons une entente en ce moment avec le Québec qui définit un protocole de compensation et à laquelle M. Odette et d’autres contribueront », affirme Glen Murray.

Selon le ministre, les entreprises ne veulent toutefois pas retarder la mise en oeuvre de la tarification du carbone.

« Ils disent "allez-y, faites-le" parce qu'ils savent que ceux qui attendront cinq, 10 ou 15 ans pour s’y mettre arriveront derniers lorsque le prix du carbone sera très élevé. »

— Une citation de  Glen Murray, ministre de l’Environnement

« Nous voulons faire ça rapidement afin qu’il soit très abordable pour les entreprises de faire cette transition alors que le carbone est à 16, 17 ou 18 dollars la tonne », ajoute Glen Murray.

La province projette de lier son système d’échange du carbone avec ceux du Québec et de la Californie et estime que le plan pourrait apporter 1,9 milliard de dollars en revenus l’an prochain. De l’argent que la province veut réinvestir dans des projets verts.

Comment le système sera-t-il géré?

La Chambre de commerce de l’Ontario demande aussi à la province de clarifier la manière dont ce fonds sera administré.

« Qui sera éligible? Comment une entreprise qui a un plan pour réduire son empreinte carbone pourra-t-elle avoir accès à ces fonds? Quels principes et critères seront appliqués pour évaluer et comparer les propositions de projets? Combien de temps prendra le processus de demande? »

— Une citation de  Chambre de commerce de l’Ontario

Le système de plafonnement et d’échange devrait faire grimper le prix de l'essence et les factures de gaz naturel des propriétaires de maison, mais donne aux plus grands pollueurs des « vacances » de quatre ans. Glen Murray explique que cela permettra à certaines entreprises de continuer à être concurrentielles par rapport à celles qui se trouvetn dans des juridictions qui n’ont pas de tel système.

Les droits d’émissions seront limités à environ 142 tonnes métriques par an en 2017 et ce plafond devrait diminuer de 4,17  % chaque année jusqu’en 2020. Les libéraux espèrent qu'à ce moment-là, la province aura réduit de 15 % ses émissions par rapport à 1990.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ontario