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Réfugiés syriens : le ministre McCallum rejette les critiques des parrains

Le ministre canadien de l'Immigration John McCallum

Le ministre canadien de l'Immigration John McCallum devant un comité parlementaire, jeudi

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre canadien de l'Immigration, John McCallum, comprend l'impatience des parrains privés qui attendent toujours les familles syriennes qu'ils devaient accueillir au pays, mais il assure que des ressources supplémentaires sont en train d'être déployées.

« Notre plan va être dévoilé en détails plus tard, mais il commence déjà a être mis en place », dit-il, en précisant que le personnel a déjà été accru en Jordanie et au Liban pour accélérer le traitement des demandes.

Le ministre indique que les parrains privés qui ont envoyé leur formulaire avant la date du 31 mars 2016 peuvent s'attendre à accueillir leurs réfugiés à la fin de 2016 ou au début de 2017, soit l'objectif fixé le mois dernier.

« Je suis probablement le seul ministre de l'Immigration au monde dont le plus gros problème est l'incapacité d'offrir suffisamment d'aide pour satisfaire la générosité du public. »

— Une citation de  John McCallum, ministre de l'Immigration

Par ailleurs, le ministre McCallum indique que 98 % des réfugiés syriens parrainés par le gouvernement qui sont arrivés au Canada ont maintenant un logement.

Trop peu, trop tard

De leur côté, des parrains privés veulent former une coalition nationale pour se faire entendre d'Ottawa. « Nous avons besoin d'une voix forte », dit l'un des instigateurs, l'ancien maire de Toronto John Sewell.

Il raconte que le parrainage des réfugiés syriens se fait au compte-gouttes depuis que le gouvernement de Justin Trudeau a rempli sa promesse électorale en février d'en accueillir 25 000.

Miloud Chennoufi est membre d'un groupe qui parraine uen famille de réfugiés syriens.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Miloud Chennoufi est membre d'un groupe qui parraine uen famille de réfugiés syriens.

Photo : Annie Poulin

Des centaines de personnes et de groupes attendent depuis des mois l'arrivée des réfugiés qu'ils parrainent, certains ayant déboursé des milliers de dollars pour louer des appartements qui restent vides.

« C'est le désordre complet. »

— Une citation de  John Sewell, parrain privé

M. Sewell dit ne pas avoir vu de changements depuis que le ministre McCallum a promis, il y a un mois, d'ajouter du personnel à l'étranger pour accélérer le processus de parrainage privé.

Une porte-parole de Citoyenneté et Immigration Canada Sonia Lesage répond que des employés additionnels sont « en train d'être déployés au Moyen-Orient (Beyrouth, Ankara, Le Caire, Abu Dhabi) ». 

Elle indique que plus de 65 employés à temps plein sont déjà en poste dans les bureaux des visas en Jordanie, en Turquie et au Liban, en plus de dizaines de personnes en appui dans les bureaux du ministère au Canada.

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