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Deux commissionnaires unilingues au Nouveau-Brunswick seront remplacés

Les commissionnaires Doug Dickinson et Ward MacDonald

Les commissionnaires Doug Dickinson et Ward MacDonald disent qu'ils auraient suivi des cours de français langue seconde s'ils avaient été rémunérés pour cela.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux commissionnaires qui travaillaient dans un établissement relevant du Réseau de santé Vitalité, au Nouveau-Brunswick, seront remplacés parce qu'ils ne peuvent parler français.

Doug Dickinson, 61 ans, et Ward MacDonald, 67 ans, travaillent au Centre de santé mentale communautaire, rue Albert, à Moncton. Ils ont reçu une lettre les informant de la perte de leur emploi à compter du 3 juin. La lettre explique qu'ils n'ont pas les compétences linguistiques nécessaires.

Le directeur général ces commissionnaires au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard, Pieter Kramers, affirme que la décision d'offrir un service dans les deux langues a été prise par son client, le Réseau de santé Vitalité. Il dit qu'il respecte cette décision et que des commissionnaires bilingues seront disponibles pour faire le travail.

Un porte-parole de Vitalité explique que le bureau de la Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a reçu une plainte au sujet d'un commissionnaire qui ne pouvait servir le public dans les deux langues. Après avoir examiné la situation, Vitalité a décidé de faire un changement pour que les patients et autres membres du public puissent être servis dans la langue de leur choix.

Doug Dickinson reçoit la nouvelle de son congédiement avec tristesse et déception. Il dit qu'il travaille à cet endroit depuis plus de cinq ans et qu'il s'est toujours bien entendu avec tout le monde. 

Ward MacDonald est pris au dépourvu. Il dit qu'il a déjà fait deux carrières et, qu'à son âge, il ne veut pas en commencer une troisième. Il ajoute qu'il veut seulement travailler chaque jour parce que cela lui donne un but dans la vie. Il déplore la perte de son emploi.

Chacun des deux commissionnaires serait prêt à suivre des cours de français, s'ils pouvaient y avoir accès gratuitement.

Le Corps canadien des commissionnaires va essayer de les aider, mais il reconnaît que les occasions d'emplois sont limitées.

Il y a quelques semaines, la Commissaire aux langues officielles recommandait que tous les services de première ligne offerts par les commissionnaires le soient dans les deux langues officielles.

Avec les informations de Kate Letterick et de Michel Corriveau

Avec les informations de CBC

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