•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aide aux étudiants : le secteur privé au Nouveau-Brunswick réclame une part

Les étudiants des collèges et des universités privés du N.-B. veulent aussi avoir accès au programme d'aide aux études.

Les étudiants des collèges et des universités privés du N.-B. veulent aussi avoir accès au programme d'aide aux études.

Photo : Pierre-Alexandre Bolduc/ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Une nouvelle association d'universités et de collèges privés au Nouveau-Brunswick réclame un élargissement du programme d'aide aux études récemment lancé par le gouvernement de Brian Gallant.

L'Association des collèges carrières du Nouveau-Brunswick s'appelle désormais l'Association des collèges et des universités privés du Nouveau-Brunswick (ACUPNB). Elle a pour mandat de représenter les collèges et les universités concernés par le programme d'aide aux études.

La présidente et propriétaire du Collège Oulton, Darcie Robichaud, aussi coprésidente du groupe de travail.

La présidente et propriétaire du Collège Oulton, Darcie Robichaud, aussi coprésidente du groupe de travail.

Photo : Pierre-Alexandre Bolduc/ICI Radio-Canada

« À la suite de la rencontre avec le Cabinet du premier ministre, le ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, et le ministre des Finances, ainsi qu'après des discussions avec plusieurs autres ministres et fonctionnaires, un groupe de travail a été mis en place pour conseiller le gouvernement sur l'emploi ainsi que les coûts et les avantages liés à l'inclusion de tous les étudiants dans le programme d'aide aux études », a indiqué le président de l'association, Dale Ritchie. 

Nous devons élargir les programmes d'aide aux études et ne pas les limiter encore plus, et il faut agir maintenant.

Dale Ritchie, président de l'Association des collèges et des universités privés du N.-B. 

La coprésidente du groupe de travail, Darcie Robichaud, affirme que les collèges privés coûtent moins cher. « Si nos élèves partent d'ici et ne paient pas de frais ici, ils vont aller prendre avantage de ça. Ça va coûter au gouvernement plus qu'il ne le croit », dit-elle.

L'association souligne qu'il existe 5 universités privées ainsi que 50 collèges professionnels et spécialisés dans la province. Plus de 4500 étudiants choisissent de poursuivre leurs études dans ces établissements.

« Le gouvernement veut être capable d'appuyer ses propres universités, ses propres collèges communautaires, mais nous on veut appuyer les élèves, pas les institutions », ajoute Darcie Robichaud. 

Un étudiant du Collège Oulton se sent exclu. « C'est un peu comme de la discrimination contre ceux qui veulent faire leurs études dans ces institutions-là », dit-il.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé, en avril dernier, qu'il assumera une partie des droits de scolarité dans le cas des étudiants provenant de familles qui gagnent de faibles revenus, ce qui aura pour effet de réduire ces droits à néant.

Le programme procure une aide financière initiale aux étudiants de familles dont le revenu annuel est de 60 000 $ ou moins et qui fréquentent une université ou un collège du Nouveau-Brunswick financé par des fonds publics. Les établissements privés en sont donc exclus.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

Acadie

Société