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Une entente, des excuses et une accusation retirée pour Jian Ghomeshi 

Jian Ghomeshi arrive en cour mercredi, accompagné avec son avocate Marie Henein.

Jian Ghomeshi arrive en cour mercredi, accompagné avec son avocate Marie Henein.

Photo : La Presse canadienne / Mark Blinch

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-animateur de radio de CBC Jian Ghomeshi s'est excusé en cour mercredi matin auprès d'une ancienne collègue en disant qu'il avait « dépassé les bornes », sans admettre de crime, après le retrait de la dernière accusation d'agression sexuelle contre lui.

L'ex-collègue de Jian Ghomeshi Kathryn Borel, auprès de qui il s'est excusé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ex-collègue de Jian Ghomeshi Kathryn Borel auprès de qui il s'est excusé.

Photo : CBC

La plaignante, qui peut maintenant être identifiée, s'appelle Kathryn Borel. Elle est une ex-employée à son émission Q.

Le procès pour cette affaire devait commencer le 6 juin. Mme Borel alléguait que Jian Ghomeshi avait simulé un acte sexuel en se plaçant derrière elle au bureau en 2008, en plus de plusieurs mois de harcèlement sexuel au travail.

Elle a également affirmé que CBC avait fait passer les « caprices [de son animateur vedette] avant [sa] dignité ».

« Lorsque [la Couronne] m'a dit que la défense présenterait des excuses, j'étais prête à laisser tomber le procès, parce que ça me semblait être ce qui mènerait le plus directement à la vérité. »

— Une citation de  Kathryn Borel, plaignante

Ghomeshi accepte de ne pas entrer en contact avec elle et se soumet à une ordonnance de ne pas troubler l'ordre public durant 12 mois. Il ne pourra pas par ailleurs posséder une arme à feu. La Couronne ajoute qu'il est vu par un thérapeute depuis 18 mois.

« Je reconnais maintenant que j'ai dépassé les limites de ce qui est approprié. Un milieu de travail ne devrait pas avoir un climat sexuel. Je n'ai pas compris comment mes mots et mes actions ont mis une collègue plus jeune, dans un poste inférieur, dans une situation inconfortable. »

— Une citation de  Déclaration officielle de Jian Ghomeshi en cour

L'Association des avocats criminalistes de l'Ontario affirme toutefois que Mme Borel se trompe lorsqu'elle affirme que Jian Ghomeshi est coupable de l'allégation dont elle l'accuse.

La vice-présidente de l'association, Breese Davies, rappelle qu'il n'a aucun casier judiciaire. « Cette ordonnance de ne pas troubler l'ordre public n'est pas une punition ou un châtiment au sens de la loi », dit-elle. « Ses excuses ne constituent en rien un aveu de culpabilité. »

CBC s'excuse

« Ce que Mme Borel a vécu au travail n'aurait jamais dû se produire et nous nous en excusons sincèrement », affirme le porte-parole de CBC Chuck Thompson dans une déclaration écrite.

CBC « maintient » le congédiement de Ghomeshi, malgré son acquittement en mars et l'abandon du dernier chef d'accusation contre lui, aujourd'hui.

La société d'État dit par ailleurs avoir fait « beaucoup de progrès » depuis le rapport Rubin sur l'affaire Ghomeshi. CBC affirme avoir notamment soumis son personnel de gestion et des ressources humaines à de la formation.

Pour sa part, le ministère du Procureur général a « pleine confiance dans la manière dont les procureurs de la Couronne se sont acquittés de leurs responsabilités dans ce cas ».

Acquitté des autres accusations

Jian Ghomeshi avait été acquitté en mars dernier de quatre accusations d'agression sexuelle et d'une d'avoir vaincu la résistance d'une personne par l'étouffement. Ces allégations venaient de trois plaignantes et remontaient à 2002 et 2003.

Des militants s'étaient alors dits déçus du verdict et avaient manifesté à la sortie du tribunal en criant : « Nous croyons les survivantes! »

L'Action ontarienne contre la violence faite aux femmes et le Centre Oasis pour femmes de Toronto se disent pour leur part déçus, parce qu'une telle ordonnance ne remplacera jamais un éventuel verdict de culpabilité.lon ces deux groupes, il reste encore beaucoup de travail à faire pour conscientiser les professionnels de la justice en termes d'agression sexuelle.

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