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Moins d'enfants canadiens font de l'embonpoint, selon une étude

Enfant mesurant son ventre avec un ruban

Photo : iStock

Radio-Canada

Le nombre d'enfants canadiens qui font de l'embonpoint est en déclin depuis une dizaine d'années, selon une étude publiée dans le Journal de l'Association médicale canadienne.

Après avoir analysé la taille, le poids et le tour de taille de 14 014 enfants âgés de 3 à 19 ans, les auteurs de l'étude ont conclu que le pourcentage d'enfants qui souffraient de surpoids ou d'obésité a diminué de 15 % en 10 ans.

Le constat a surpris la Dre Celia Rodd, coauteure de l'étude et endocrinologue pédiatrique à l'Hôpital pour enfants de Winnipeg. « J'étais pessimiste et j'ai eu tort, avoue la Dre Rodd. Maintenant, je reste un peu plus optimiste sur la santé de nos enfants. »

L'obésité atteint un plateau

L'étude conclut aussi que le taux d'obésité infantile au Canada n'a pas chuté au cours de la même période; il a plutôt atteint un plateau. « C'est quand même une bonne nouvelle », dit la Dre Rodd, rappelant que le taux d'obésité avait plus que doublé entre 1978 et 2005.

Obésité ou embonpoint?

Les auteurs de l'étude ont calculé l'indice de masse corporelle (IMC) de plus de 14 000 enfants pour déterminer s'ils répondaient aux critères d'obésité ou d'embonpoint de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'IMC correspond au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/mètres carrés. L'OMS définit l'embonpoint comme un IMC égal ou supérieur à 25 et l'obésité comme un IMC égal ou supérieur à 30.

Le résultat d'une sensibilisation accrue du public

La Dre Rodd croit que le ralentissement de la progression de l'épidémie d'obésité au Canada est lié à une sensibilisation accrue du public. « Le gouvernement du Canada et les gouvernements provinciaux ont créé beaucoup de programmes auprès des communautés et des familles, rappelle-t-elle. Il y a beaucoup d'intérêt de garder nos enfants en bonne santé. »

C'est un bon début de faire connaissance à toute la population, surtout les enfants, de bien choisir la nourriture; bien compter les valeurs nutritives importantes [et savoir les distinguer] des calories vides.

Dre Celia Rodd, endocrinologue pédiatrique à l'Hôpital pour enfants de Winnipeg

La Dre Rodd souligne que l'embonpoint et l'obésité infantile demeurent un problème malgré l'amélioration. « Il faut quand même être prudent, même qu'on voit une petite amélioration. Il faut encore faire des démarches et ne pas lâcher. »

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