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Un « kiss-in » pour dénoncer l'homophobie à Montréal

Sébastien et Simon s'embrassent durant un «kiss in» organisé en leur honneur le 9 mai 2016 dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, où le 30 avril précédent, ils ont été victimes d'un acte homophobe.

Sébastien et Simon s'embrassent durant un «kiss in» organisé en leur honneur le 9 mai 2016 dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, où le 30 avril précédent, ils ont été victimes d'un acte homophobe.

Photo : ICi Radio-Canada

Radio-Canada

Quelques centaines de manifestants ont répondu lundi à l'appel de Gai Écoute et du Conseil québécois LGBT qui organisaient un « kiss-in » Place Valois, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, afin de dénoncer les actes d'homophobie.

Les participants sont venus apporter leur soutien à Sébastien et Simon, deux amoureux qui disent avoir été tabassés par un groupe à l'intérieur et à l'extérieur d'un bar, à l'intersection de la rue Sainte-Catherine et Valois, le 30 avril dernier. 

On ne se laissera pas intimider, on fait juste s'aimer, c'est tout.

Sébastien, victime d'actes homophobes

Sébastien espère que les victimes de tels actes oseront dénoncer leurs agresseurs. « À toutes les personnes qui ont vécu des agressions ou qui se sont senties insultées, n'hésitez pas, vous n'êtes pas seules. On est là, il y a du monde pour vous écouter, pour parler », a lancé Sébastien, devant la foule rassemblée pour le « kiss-in ».

Des femmes s'embrassent au « kiss-in » du 9 mai 2016 dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal.

Des femmes s'embrassent au «kiss-in» du 9 mai 2016 dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal.

Photo : ICi Radio-Canada

Selon le directeur général de Gai Écoute, Pascal Vaillancourt, l'organisme reçoit en moyenne un appel par jour concernant un acte d'homophobie.

Il ne s'agit pas toujours d'actes criminels, mais ceux-ci représenteraient environ 43 % du volume d'appel. « Ce qu'on a décidé de faire, c'est de réaffirmer notre droit de démontrer de l'affection en public, comme toute personne, peu importe son orientation sexuelle », fait valoir M. Vaillancourt.

D'après les organismes, beaucoup d'actes violents commis à Montréal ne sont jamais dénoncés aux autorités policières par les victimes, de peur d'être ostracisé ou par crainte de représailles.

« Toutes les personnes homosexuelles, bisexuelles, trans qu'on connaît ont au moins une histoire d'agression, que ce soit physique ou verbale », dit la directrice générale du Conseil québécois LGBT, Marie-Pier Boisvert.

Des participants ont souligné le fait que les agressions homophobes subsistent, même à Montréal. « Nous, dans le milieu, on en entend souvent parler. Les médias n'ont peut-être pas les retombées, mais entre nous, on en discute », affirme Nathalie Légaré. 

La députée péquiste d'Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, s'est montrée satisfaite de la mobilisation de son quartier et de ceux avoisinants. « Est-ce un acte isolé ou pas, je m'en fous. Ça ne devrait pas arriver, point », a-t-elle tranché.

Selon le reportage de Normand Grondin

Société