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Pas de second procès pour Jian Ghomeshi

Jian Ghomeshi quitte le tribunal escorté par des policiers.

Jian Ghomeshi quitte le tribunal escorté par des policiers.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-animateur de CBC Jian Ghomeshi ne subira pas de second procès pour agression sexuelle. L'accusation déposée contre lui sera retirée mercredi matin, et l'homme de 48 ans s'engagera à ne pas troubler l'ordre public.

L'accusation d'agression sexuelle retenue en vue de ce second procès évoquait des faits remontant à 2008. Elle avait été déposée par une ancienne collègue de Jian Ghomeshi qui travaillait aussi pour CBC. Cette dernière alléguait qu'il avait simulé un acte sexuel en se plaçant derrière elle, en plus de massages et de commentaires déplacés au bureau.

Celui qui a longtemps tenu la barre de l'émission Q sur les ondes de la radio publique anglophone avait été acquitté en mars dernier d'une série de cinq accusations à caractère sexuel par le juge William B. Horkins, de la Cour de l'Ontario. Les allégations, soutenues par trois plaignantes, remontaient à 2002 et 2003.

Jian Ghomeshi faisait initialement face à sept chefs d'accusation, mais deux chefs d'agression sexuelle avaient été abandonnés en mai 2015 par le ministère public, qui estimait qu'elles ne mèneraient pas à une condamnation.

Un second procès devait s'ouvrir le 6 juin prochain, mais le bureau du procureur général de l'Ontario doit confirmer demain qu'une entente est intervenue avec les avocats de Jian Ghomeshi, ce qui porte à croire que la Couronne ne pensait pas qu'elle pourrait obtenir une condamnation, selon l'avocat-criminaliste torontois Dirk Derstine.

« Si la Couronne avait pensé qu'ils gagneraient nécessairement, ça me surprendrait qu'ils auraient fait ça. »

— Une citation de  Dirk Derstine, avocat

Me Derstine souligne que les accusations étaient « moins sérieuses » dans ce cas-ci et que la présumée victime a pu être effrayée par la façon dont les trois autres plaignantes avaient été malmenées à la barre par la défense lors du premier procès.

La Couronne a refusé de commenter mardi.

Déception pour les femmes

La directrice générale de l'organisme Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, Maïra Martin, est « déçue » de l'abandon des accusations.

« Ça ne donne pas forcément une très bonne image du processus criminel dans les cas d'agression sexuelle. »

— Une citation de  Maïra Martin, Action ontarienne contre la violence faite aux femmes

L'identité de la quatrième plaignante – tout comme initialement celle de deux des trois plaignantes du premier procès – ne peut être révélée en raison d'un interdit de publication.

Depuis le verdict d'acquittement de Gomeshi, en mars dernier, Linda Redgrave a néanmoins choisi d'y renoncer, affirmant vouloir se servir de son expérience au procès pour aider d'autres plaignantes dans des affaires d'agression sexuelle.

CBC maintient sa décision

Le réseau anglais de Radio-Canada avait congédié Jian Ghomeshi le 26 octobre 2014, deux jours après qu'il eut évoqué des « problèmes personnels » sur son compte Facebook.

En dépit de son acquittement lors du premier procès et de l'abandon des accusations quant au deuxième procès, CBC maintient sa décision. « Les actions de M. Ghomeshi contrevenaient aux valeurs du diffuseur public et à notre code de conduite pour les employés », indique le porte-parole de CBC Chuck Thompson.

Avec les informations de CBC

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Ontario