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La nouvelle ministre des Affaires francophones dit prendre son rôle « très au sérieux »

La ministre des Affaires francophones du Manitoba, Rochelle Squires, également ministre du Sport, de la Culture et du Patrimoine et ministre responsable de la Condition féminine.

La ministre des Affaires francophones du Manitoba, Rochelle Squires, également ministre du Sport, de la Culture et du Patrimoine et ministre responsable de la Condition féminine.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La nouvelle ministre des Affaires francophones du Manitoba, Rochelle Squires, affirme qu'elle prend son rôle « très au sérieux ».

Radio-Canada a rencontré lundi la ministre unilingue anglophone dont la nomination a suscité de nombreuses réactions la semaine dernière. 

Mme Squires confie que son poste aux Affaires francophones est un défi qui la motive. « J'ai hâte de rencontrer tout le monde dans la communauté, dit-elle, et travailler avec eux. Mon rôle, ce sera vraiment de défendre les francophones et de m'assurer que les services en langue française sont protégés. Et je prends ce rôle très au sérieux. »

La ministre des Affaires francophones du Manitoba, Rochelle Squires, en entrevue avec le journaliste Samuel Rancourt.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre des Affaires francophones du Manitoba, Rochelle Squires, en entrevue avec le journaliste Samuel Rancourt.

Photo : ICI Radio-Canada/Carla Oliveira

La nouvelle ministre affirme qu'elle apprend vite, et annonce déjà qu'elle commence des cours de français - « un engagement personnel ». « Ce sont des séances ininterrompues de deux heures, plusieurs fois par semaine, précise-t-elle. Je me suis engagée à travailler avec un tuteur. Nous nous sommes mis d'accord pour que ces leçons se passent dans ma maison et ma famille respecte cela. »

Elle espère que d'ici six mois à un an, elle pourra tenir des rencontres en français avec les membres de la communauté francophone.

« Je suis touchée et honorée que le premier ministre m'ait fait confiance avec ce portefeuille », résume Rochelle Squires. La ministre estime avoir la sensibilité nécessaire et espère que le public lui fera confiance.

Je crois que la chose la plus importante que les gens veulent savoir sur leur ministre, c'est : est-ce une personne qui a la volonté de servir? Et la réponse est oui. Je veux être jugée sur mes résultats. Voyons dans quelques mois ce que j'ai accompli.

Une citation de :Rochelle Squires, ministre des Affaires francophones du Manitoba

Enfin, interrogée plus spécifiquement sur le projet de loi 6 - ce projet de loi déposé par l'ancien premier ministre et ministre responsable des Affaires francophones Greg Selinger, qui visait à protéger les acquis des francophones, et qui est mort au feuilleton - la ministre Squires dit ne pas avoir été suffisamment mise au courant du sujet. « Mais je comprends qu'il y a un engagement constitutionnel », dit-elle.

Une situation à surveiller

Le Manitoba a une obligation constitutionnelle d'offrir des services en français au sein de ses institutions législatives et judiciaires. La province a aussi adopté une politique sur les services en français (Nouvelle fenêtre), qui vise à assurer une offre active de services en français dans les régions à forte proportion francophone.

Me Antoine Hacault, avocat.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Me Antoine Hacault, avocat.

Photo : ICI Radio-Canada

L'avocat Antoine Hacault rappelle que, de façon générale, une politique n'a pas force de loi. « C'est quelque chose de discrétionnaire, et dans la politique sur les services en français au Manitoba il y a beaucoup de clauses qui disent : "sujet à la discrétion du ministre" ».

Pour la suite, sous le nouveau gouvernement, Me Hacault croit qu'il faudra « surveiller ce qui est offert et ce qui continue d'être offert ». « Et s'il y a des préoccupations, ajoute-t-il, on a la [Société franco-manitobaine], le Secrétariat aux Affaires francophones : ce serait d'avertir ces gens-là que le service qui était autrefois disponible ne l'est plus. »

Au sujet de la nomination de Mme Squires, l'avocat préfère être positif. « J'ai été sur plusieurs comités anglophones, qui ont été vaillants pour s'assurer que les droits des francophones soient respectés », fait-il remarquer. Il note que le plus important, c'est la sensibilisation des anglophones qui occupent de telles fonctions aux questions francophones. « Assez souvent [on s'aperçoit] qu'ils ont un esprit très ouvert et favorable à la minorité qui est une grande force dans notre province. »

Quand un anglophone parle pour supporter un francophone, assez souvent son mot porte autant, sinon plus, de poids.

Une citation de :Me Antoine Hacault, avocat

Rochelle Squires est également responsable des portefeuilles du Sport, de la Culture, du Patrimoine et de la Condition féminine. La députée de Riel a été assermentée le 3 mai, avec les autres membres du nouveau cabinet progressiste-conservateur, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée uniquement en anglais.

Un texte de Camille Gris Roy, avec les informations de Samuel Rancourt et Thibault Jourdan.

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