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En français, s'il vous plaît!

Vue sur une devanture de magasin à Montréal

Vue sur une devanture de magasin à Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement du Québec a annoncé cette semaine que les entreprises établies dans la province devront s'assurer d'avoir des mots en français pour accompagner leur marque de commerce anglaise. Alors que la loi 101 fêtera ses 40 ans l'an prochain, devrait-on en faire plus pour protéger et promouvoir la langue française?

Un texte de Louis-Philippe OuimetTwitterCourriel

En 1977 était adoptée la loi 101 qui impose, entre autres, l'usage exclusif du français dans l'affichage public et dans la publicité commerciale. Près de 40 ans plus tard, en cette ère de mondialisation et d'Internet, où l'anglais domine, quatre personnalités artistiques et politiques nous partagent leurs réflexions sur ce qu'il faut faire pour mettre la langue française davantage à l'avant-scène.

L'inquiétude de Boucar Diouf

L'animateur et humoriste Boucar Diouf n'a pas la langue dans sa poche lorsqu'on lui demande de parler de l'avenir du français. « Mon grand-père disait qu'une langue, c'est comme une amoureuse, il faut s'en occuper affectueusement sinon elle pourrait filer à l'anglais et frencher une langue étrangère. » Selon lui, il faut renforcer l'application du cadre législatif.

L'humoriste Boucar Diouf compare la langue française à une amoureuseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'humoriste Boucar Diouf compare la langue française à une amoureuse

Photo : Radio-Canada

Il y a un grand-père qui n'est pas le mien qui disait : ''Les lois sont comme les digues, une petite brèche et tout finit par foutre le camp un jour.'' C'est triste à dire, mais si un candidat à la mairie de Montréal disait ''je milite pour renforcer la loi 101'', il ne serait pas élu. Je mets ma main au feu là-dessus.

Une citation de :Boucar Diouf

Parlons culture et Internet

La tentation est grande pour plusieurs jeunes de communiquer en anglais sur Internet. La femme de théâtre Lorraine Pintal pense qu'il faut dans un premier temps intéresser davantage les enfants à la culture francophone et tracer la voie à une offre numérique en français.

La comédienne, réalisatrice et animatrice Lorraine Pintal voudrait renforcer la place du français sur InternetAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La comédienne, réalisatrice et animatrice Lorraine Pintal voudrait renforcer la place du français sur Internet

Photo : Radio-Canada

Il faudrait percer les médias sociaux et tout le volet informatique qui, malheureusement, est en anglais. Ça passe par des lois et par des ententes.

Une citation de :Lorraine Pintal

Les défis de l'immigration

La francisation est un autre défi de taille. « Quand on offre des cours de français par exemple, il faut que ces cours soient accessibles et tiennent compte de la réalité », affirme l'ancienne ministre de l'Immigration Yolande James. « Concrètement, souvent les nouveaux arrivants doivent choisir entre un emploi et un cours. »

Illustration d'un cours de langue française destiné aux nouveaux arrivantsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Illustration d'un cours de langue française destiné aux nouveaux arrivants

Photo : Radio-Canada

On a beaucoup coupé dans les dernières années dans les programmes de francisation et c'est là la clé pour que les gens s'intègrent et se trouvent un emploi.

Une citation de :Martine Desjardins, présidente du Mouvement national des Québécois et des Québécoises

Travailler en français

Le cadre juridique imposé actuellement aux entreprises satisfait Isabelle Hudon, chef de la direction de la Financière Sun Life Québec. Mais, selon elle, « si les entreprises ne déploient pas les efforts requis, la clientèle va bouger. Le premier et seul argument à servir aux entrepreneurs, c'est que les clients s'attendent à être servis en français ».

Isabelle Hudon, chef de la direction à la Financière Sun Life Québec estime que les clients attendent des entreprises qu'elles les servent en français.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Isabelle Hudon, cheffe de la direction à la Financière Sun Life Canada estime que les clients attendent des entreprises qu'elles les servent en français

Photo : Radio-Canada

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