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Allégations de harcèlement sexuel : Kathleen Wynne donne le nom d’un ancien député 

La première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne alors qu'elle rencontre les journalistes après la rencontre avec l'opposition sur le financement des partis politiques.
La première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne alors qu'elle rencontre les journalistes après la rencontre avec l'opposition sur le financement des partis politiques. Photo: CBC
Radio-Canada

En déplacement à Ottawa, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne a révélé le nom d'un ancien député provincial visé par des plaintes pour harcèlement sexuel en 2013.

« En 2013, notre équipe des ressources humaines a reçu des plaintes pour harcèlement sexuel visant le député provincial de l'époque Kim Craitor », a dit Kathleen Wynne ajoutant qu'une enquête a immédiatement été ouverte.

« Lorsque les résultats de l'enquête indépendante ont été reçus, j'ai déterminé qu'il fallait agir et il a été demandé à Kim Craitor de démissionner », ajoute-t-elle.

Je dois vous dire que d'avoir à gérer cette situation a été l'une des choses les plus difficiles et bouleversantes auxquelles j'ai dû faire face en tant que première ministre.

Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario

À l'époque le député de Niagara Falls avait invoqué des raisons familiales et de santé pour son départ.

Kim Craitor nie les allégations

Cité dans le Niagara Falls Review, Kim Craitor dit que les allégations étaient « sans fondement ».

Le journal rapporte que dans un courriel que lui a envoyé l’ex-député, ce dernier raconte qu’on lui a dit que le rôle du parti était de « protéger la première ministre » et que c’est pour cette raison qu’il devait démissionner.

Kim Craitor y allègue aussi que des plaignantes ont signé des ententes de confidentialité et que le Parti libéral « les a payés pour garder le silence sur les allégations ».

Kim Craitor a démissionné en septembre 2013.Kim Craitor a démissionné en septembre 2013. Photo : Parti libéral de l’Ontario

La porte-parole du bureau de la première ministre, Jennifer Beaudry, affirme que les déclarations de Kim Craitor publiées par le Niagara Falls Review « sont fausses ».

« Il est faux de dire que le parti a payé des plaignantes pour qu’elles gardent le silence, dit-elle. Nous avons été clairs sur le fait qu’il est de notre responsabilité de respecter les questions de confidentialité pour créer un environnement dans lequel les gens se sentent en sécurité à l’avenir. » « Si une plaignante suggère qu’une entente de confidentialité fasse partie d’une résolution, nous sommes bien sûr d’accord avec ça », ajoute-t-elle.

Respect de la confidentialité

Plus tôt cette semaine, la première ministre avait admis avoir eu à intervenir relativement à des allégations de harcèlement sexuel contre au moins deux députés provinciaux. Elle n'avait toutefois pas donné de détails sur les élus concernés pour respecter la confidentialité promise aux plaignantes.

Les partis d'opposition lui avaient alors demandé de donner plus d'informations sur ces affaires.

Kathleen Wynne a expliqué vendredi qu'elle a pu révéler le nom de l'un des députés « parce que mon bureau a appris qu'une femme s'est identifiée dans les médias ».

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