•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ottawa pose ses conditions en vue d'aider Bombardier

Le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique du Canada, Navdeep Bains, lors d'une visite à l'agence spatiale canadienne à Saint-Hubert, Québec

Le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique du Canada, Navdeep Bains, lors d'une visite à l'agence spatiale canadienne à Saint-Hubert, Québec

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La Presse canadienne

Le gouvernement fédéral lie l'aide d'un milliard de dollars américains que lui réclame Bombardier pour soutenir la C Series au maintien des emplois, de la recherche et du développement ainsi que du siège social au Canada.

De passage à l'Agence spatiale canadienne, jeudi, à Longueuil, le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, a répété à plusieurs reprises que les négociations avec Bombardier se poursuivent et que son gouvernement tient à « faire partie de la solution ».

Le ministre Bains a refusé de discuter de la question de la gouvernance, c'est-à-dire le contrôle que maintient la famille Bombardier-Beaudoin sur l'entreprise par le biais d'actions à vote multiple, affirmant que la démarche du gouvernement vise d'abord l'intérêt public en assurant la solidité de l'entreprise et, de ce fait, du secteur aérospatial canadien.

Dans cette logique, Navdeep Bains a plutôt fait porter la totalité de l'enjeu sur le maintien des activités de l'entreprise, soulignant qu'en plus de ses emplois, de son siège social et de ses activités de recherche, Bombardier était également au sommet d'une chaîne de 950 fournisseurs et le navire amiral du secteur aérospatial qui représente 180 000 emplois et une activité économique de 29 milliards de dollars d'un bout à l'autre du pays.

Quant au délai qui s'éternise pour en venir à une entente, le ministre s'est contenté de rappeler qu'il ne pouvait prendre de décision unilatérale, que la demande d'aide était importante et que son équipe n'avait aucune intention de prendre des raccourcis. Il a cependant laissé entendre qu'un dénouement était proche (« The timing is really coming to a solution  »), que les discussions étaient « respectueuses » et « constructives ».

M. Bains n'a pas voulu non plus aborder les conséquences d'un éventuel refus du fédéral de venir en aide à Bombardier, mais il a tout de même mentionné à deux reprises un argument qu'Ottawa pourrait invoquer advenant une telle éventualité, soit que le gouvernement fédéral a déjà contribué 1,3 milliard de dollars à la compagnie au cours des 5 dernières décennies sous forme de subventions ou de prêts, dont une injection de 350 millions pour la recherche et le développement de la C Series en 2005.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Économie