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Concilier travail, famille et politique n'est pas toujours facile

Luc Desjardins, maire de Petit-Rocher

Luc Desjardins, maire de Petit-Rocher

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nombreux élus constatent que c'est toute une gymnastique de partager son temps entre le travail et les exigences de la politique municipale. Ce sont d'ailleurs souvent des personnes à la retraite qui acceptent de se porter candidates pour mener les destinées d'une communauté. Mais il y a des exceptions, comme Luc Desjardins. Il termine un mandat en tant que maire de Petit-Rocher, au Nouveau-Brunswick, et est élu sans opposition pour un second mandat.

Un texte de Sophie DésautelsTwitterCourriel

M. Desjardins a son bureau d'avocat au sous-sol de sa maison, rue principale. Il traverse parfois la rue pour se rendre dans les bureaux de la municipalité. Après réflexion, il a décidé de se porter à nouveau candidat et de continuer à cumuler les heures comme avocat et comme maire. Il explique que c'est sa passion et la satisfaction personnelle qu'il retire de donner à sa communauté qui l'ont convaincu de se présenter pour un second mandat.

Luc Desjardins, maire de Petit-Rocher

Reportage de Sophie Désautels sur la conciliation travail-famille en politique

Selon lui, c'est le fait qu'il puisse organiser son horaire comme avocat qui lui permet de faire cela. C'est également parce que les enfants ont quitté le nid familial qu'il peut consacrer du temps à sa communauté. Son engagement va cependant bien au-delà des réunions du conseil municipal et de ses responsabilités comme maire de Petit-Rocher.

« Par exemple, le service de police a un comité mixte. Maintenant, on a les commissions de services régionaux. Tous les maires y siègent. Encore là, il y a des comités, il y a des exécutifs, il y a des réunions provinciales. Moi, j'ai été président pour un an. L'Association des municipalités francophones, on en est membre, c'est encore du temps. La fonction de maire peut mener à d'autres responsabilités », explique Luc Desjardins.

Luc Desjardins a réfléchi à son désir de poursuivre son engagement après le rejet du projet de regroupement des communautés environnantes avec la municipalité de Petit-Rocher. Une majorité de ceux qui ont exercé leur droit de vote s'est opposée à l'annexion des districts de services locaux (DSL) de Petit-Rocher Sud, Tremblay, Petit-Rocher Ouest, Laplante, Petit-Rocher Nord et Madran. C'était une déception pour M. Desjardins, qui a consacré beaucoup de temps pour tenter de convaincre les résidents de la région des bienfaits d'un regroupement.

« Ce sont des heures supplémentaires, des réunions publiques pour convaincre des gens, répondre à des questions, et des tapes sur la gueule parfois parce que les gens ne sont pas toujours favorables et ils ne te le disent pas toujours de façon galante. Des fois, il faut que tu repenses à ton engagement. Est-ce que je veux encore offrir mes compétences et mon temps à l'amélioration de ma communauté », a indiqué celui qui après réflexion a décidé de ressauter dans l'arène pour un autre mandat de quatre ans.

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