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Les députés de la Gaspésie respectent la décision de PKP

Pierre Karl Péladeau était très émotif en annonçant sa démission.
Pierre Karl Péladeau était très émotif en annonçant sa démission. Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La décision de Pierre-Karl Péladeau a surpris tout le monde. Il a démissionné de son poste de chef du Parti Québécois et de député de Saint-Jérôme pour des raisons familiales. Tous les députés, actuels ou anciens, disent qu'il faut respecter cette décision.

Un texte de Jean-François DeschênesTwitterCourriel

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, était loin de s'attendre à l'annonce d'aujourd'hui. Selon monsieur Roy, Pierre-Karl Péladeau avait atteint une bonne vitesse de croisière. « On ne l'a pas venu venir parce que Monsieur Peladeau semblait de plus en plus en [possession de ses] moyens. Il maîtrisait de plus en plus la période de questions. »

Ça m'attriste parce que c'est quelqu'un avec qui on travaillait bien et qui était à notre écoute.

Sylvain Roy, député de Bonaventure
Pierre-Karl Peladeau en visite à GaspéPierre-Karl Peladeau en visite à Gaspé Photo : ICI Radio-Canada

Même réaction du député de Gaspé, Gaétan Lelièvre. Même s'il avait appuyé un autre candidat à la course à la direction, M. Peladeau a toujours été présent pour défendre les régions, a-t-il dit.

« Je suis extrêmement fier de dire que chaque fois que j'ai eu besoin de l'appui de Pierre-Karl Peladeau pour le dossier des régions et de ma région, c'est toujours sans aucune hésitation que Pierre-Karl m'a appuyé dans mes demandes. »

Le député de Matane-Matapédia,Pascal Bérubé, avait appuyé la candidature de l'ancien patron du groupe Québécor Média parce que le projet souverainiste devait reposer sur des assises économiques solides, selon lui. Celui qui a été l'organisateur en chef de Pierre-Karl Péladeau, durant la course a réagit sur le réseau twitter.

Écoutez l'entrevue de Pascal Bérubé lors de l'émission Au coeur de monde avec Maude Rivard.

Comme tout le monde, Maxime Arseneau a été très surpris de l'annonce d'aujourd'hui. Celui qui a été député et ministre péquiste des Îles-de-la-Madeleine de 1998 à 2008, dit qu'il faut respecter cette décision, sans doute très difficile à prendre. « Je crois qu'on ne peut pas faire autrement que comprendre cette tristesse dans laquelle cette décision-là l'a amené et je crois qu'on doit respecter cette tristesse. »

Il faut saluer le courage de cette décision-là. Parce que dans le fond, il n'y a rien de plus important que la famille

Maxime Arseneau, député et ministre péquiste de 1998 à 2008
PKP en Gaspésie alors qu'il était candidat à la direction du Parti québécois.PKP en Gaspésie alors qu'il était candidat à la direction du Parti québécois. Photo : ICI Radio-Canada

M. Arseneau se souvient avoir vécu la même émotion lorsque son chef de l'époque, Lucien Bouchard a démissionné pour les mêmes raisons. Toutefois, il ajoute que M. Peladeau a eu moins de temps que Lucien Bouchard pour faire valoir ses idées politiques. Dans deux semaines, Pierre-Karl Peladeau aurait souligné sa première année à la tête du PQ.

Le président de l'association péquiste dans la circonscription Bonaventure, Alexis Deschênes, estime que PKP laisse un leg important malgré sa courte présence en politique. « Je pense qu'il a aidé les militants du Parti québécois à se remobiliser et ça, ça va rester. Même après son départ. Il a aidé aussi à ramener l'indépendance à l'avant plan. Il a aussi réhabiliter même peut-être même un peu l'option en disant : écoutez, moi je suis un indépendantiste, je m'affirme. C'est vers là que je veux. »

Sur la rue

Les gens sur la rue sont plus divisés dans leur réaction.

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