•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des francophones aux élections municipales à Fredericton

Brad Woodside

Le maire de Fredericton, Brad Woodside

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville de Fredericton pourrait changer de visage aux prochaines élections municipales. La lutte pour la mairie s'annonce plus serrée qu'il y a quatre ans, et des francophones tentent de faire leur entrée au conseil municipal.

Le maire sortant, Brad Woodside, cumule 25 ans d'expérience à la tête de la ville. Il compte sur le bilan de son dernier mandat pour se faire réélire.

Son seul adversaire, Mike O'Brien, est conseiller municipal depuis 15 ans. Il propose de nouveaux projets, comme élargir le parc industriel, à l'image de ce qu'a fait Moncton.

Deux francophones, candidats dans le même quartier à majorité anglophone, tentent de se faire élire.

Des francophones bien intégrés

« Je suis un gars de la région, j'ai grandi ici toute ma vie, alors c'est pour l'amour de la ville », raconte Henri Mallet, qui se présente aux élections municipales pour la deuxième fois.

Henri Mallet, un francophone de Fredericton candidat au au poste de conseiller municipal dans la capitale néo-brunswickoise.

Henri Mallet, un francophone de Fredericton candidat au au poste de conseiller municipal dans la capitale néo-brunswickoise.

Photo : Ici Radio-Canada

Roger Michaud tente aussi sa chance.

« Évidemment que je suis un francophone de la région, il y a des points qui me touchent à coeur, alors je vais être là pour défendre les enjeux francophones. Mais à la fin de la journée, je suis là pour défendre le bien de tous », affirme-t-il.

Roger Michaud souhaite entre autres contribuer à réduire les impôts payés par les propriétaires. Pour lui, la langue n'est pas un enjeu, mais être bilingue est un avantage. 

« Le concept, c'est de répondre aux personnes dans leur langue, essayer de donner plus de services dans leus langue. Présentement, la ville est pas mal bilingue pour toutes les ressources, quand ils en ont besoin. »

Roger Michaud, candidat également, estime que la langue n'est pas un enjeu à Fredericton.

Roger Michaud, candidat également, estime que la langue n'est pas un enjeu à Fredericton.

Photo : Ici Radio-Canada

Brad Woodside aurait souhaité que plus de francophones et plus de femmes se présentent.

« Je suis un peu déçu », dit-il.

Un candidat à la mairie aux racines acadiennes

L'arrière-grand-père de Mike O'Brien, l'adversaire de Brad Wooside, était un LeBrun, un Acadien, qui a changé son nom pour O'Brien afin d'obtenir un emploi à Saint-Jean.

Il regrette que sa famille ne parle plus français, et il comprend ceux qui veulent préserver leur langue et leur culture.

L'arrière grand-père de Mike O'Brien, candidat à la marie, était un Acadien.

L'arrière grand-père de Mike O'Brien, candidat à la marie, était un Acadien.

Photo : Ici Radio-Canada

« Les gens devraient être fiers de leur identité. Nous sommes tous Canadiens. Je suis fier d'être Néo-Brunswickois et de vivre à Fredericton, mais je suis aussi fier de mes racines francophones », lance Mike O'Brien.

La ville de Fredericton compte près de 7 % de francophones, et 22 % de personnes qui se disent bilingues. Cette proportion est plus élevée si on considère la grande région de la capitale.

Avec les informations de Michel Corriveau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie