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Recensement : une occasion importante pour les communautés francophones minoritaires

Halifax

Halifax

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Le grand recensement est un moment important pour les francophones en milieu minoritaire, souligne la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE).

Un texte de Stéphanie BlanchetCourriel

Les gens recevront par la poste, d'ici quelques jours, le questionnaire du recensement. En vertu de la loi, chaque ménage est tenu de le remplir.

La directrice générale de la FANE, Marie-Claude Rioux, mène une campagne pour sensibiliser la population francophone à un enjeu. Il y a trois questions dans le recensement qui concernent les langues officielles. « Il faut faire très attention à ce qu'on répond à ces questions-là », dit-elle.

La question numéro 8, par exemple, vise à connaître la langue que le répondeur parle le plus souvent à la maison. La réponse n'est pas toujours évidente.

« Un couple exogame, où les deux parlent les deux langues, qu'est-ce que c'est la langue la plus souvent parlée? Ce n'est pas toujours facile et c'est au répondant de répondre ce qu'il veut sur le questionnaire », indique Mme Rioux.

Ce n'est pas toujours facile de choisir quand on est parfaitement bilingue.

Quand on hésite entre les deux, c'est préférable de s'afficher comme francophone parce que ça va nous aider pour les services en français, parce qu'on sait que les chiffres, ces données-là sont utilisées pour déterminer périodiquement les services en français que le gouvernement va offrir.

Marie-Claude Rioux, directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse

Les données recueillies par Statistique Canada servent à planifier les services publics dans les collectivités. Quant aux services en français, les besoins sont évalués aux 10 ans. Les données recueillies cette année n'auront pas d'incidence avant 2021.

En attendant, la FANE ne reste pas les bras croisés. Elle poursuit sa bataille auprès du gouvernement provincial pour améliorer le statut de la langue française.

« On a rencontré le premier ministre récemment. On lui a présenté un projet de modification de loi, de la loi sur les services en français. Il a été très ouvert. On attend ses réactions fin juin début juillet », explique Marie-Claude Rioux.

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