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La MDMA pour traiter les chocs post-traumatiques

Des pillules de MDMA.

Des pillules de MDMA.

Photo : portokalis/iStock

Radio-Canada

Une campagne pour financer l'étude et l'achat de MDMA est menée par des chercheurs britanno-colombiens. Ils croient que l'ingrédient pur originellement associé à l'ecstasy pourrait être efficace dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

Deux soirées de collecte de fonds sont organisées à Victoria le 28 avril et à Vancouver le 19 mai pour financer la recherche sur la thérapie par la MDMA. À l'origine de l'initiative : des chercheurs britanno-colombiens de MAPS Canada, une section de l'Association multidisciplinaire des recherches psychédéliques établie en Californie.

« Le SSPT est une maladie extrêmement difficile à traiter », affirme Mark Haden, directeur de MAPS Canada. Selon lui, les traitements classiques utilisés présentement sont efficaces à 25 %. Mais avec la MDMA, « nous avons pu démontrer 82 % d'efficacité en un mois », clame-t-il.

D'après les conclusions de précédentes études réalisées par MAPS sur le sujet, les chercheurs ont déterminé que la MDMA permettait aux personnes souffrant de SSPT de mieux accéder à leurs émotions et d'établir un lien de confiance entre le patient et le thérapeute.

Cette drogue permet au corps humain de sécréter de la sérotonine, aussi appelée hormones du bonheur et du bien-être. Pour Mark Haden les thérapies – anciennement légales - à base de drogues psychédéliques telles que la MDMA ont le potentiel d'aider, par exemple, les anciens soldats et les secouristes à surmonter leur syndrome de stress post-traumatique.

Consommer en présence d'un thérapeute

La première phase de recherches, qui visait à explorer la sécurité et l'éthique quant au recours à la MDMA, a été conduite sur 100 personnes à travers le monde, dont 6 Britanno-Colombiens.

Ingrid Pacey, chercheuse principale pour ces essais cliniques, assure qu'il s'agit d'une « thérapie très puissante qui permet de dépasser le stade de terreur et d'anxiété ».

La deuxième phase des recherches, que MAPS tente aujourd'hui de faire financer grâce à ses collectes de fonds, doit permettre de réaliser de nouveaux essais cliniques et de payer des laboratoires pour la conception de la drogue.

« Il ne s'agit pas de prescrire de la MDMA aux patients pour qu'ils la prennent tout seul, prévient la chercheuse. Le but est que la consommation soit encadrée par un thérapeute ». Elle estime que la MDMA devrait être légalisée et les médecins formés en conséquence.

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