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Le LSD pour réduire la violence conjugale?

Une femme victime de violence conjugale

Une femme victime de violence conjugale

Photo : Istock

Radio-Canada

Une étude de l'Université de la Colombie-Britannique ouvre la porte à l'idée que la consommation de drogues psychédéliques pourrait réduire la violence conjugale provoquée par des hommes ayant des problèmes de toxicomanie.

Les chercheurs du campus de UBC à Kelowna ont suivi 302 anciens détenus en prison aux États-Unis. Ils se sont aperçus que 42 % de ces hommes qui n'avaient pas pris de LSD, d'ecstasy ou de champignons magiques dans les 6 ans après leur libération avaient été arrêtés pour un acte de violence dans une relation intime.

Par contre, parmi ceux qui avaient pris une de ces drogues psychédéliques au cours de ce même laps de temps, seuls 27 % avaient été arrêtés pour des violences conjugales.

Les auteurs de l'étude observationnelle estiment que les hallucinogènes pourraient avoir des avantages sur la santé publique. « Avec un dosage approprié, on pourrait même voir des effets plus profonds », déclare le professeur associé Zach Walsh, du centre pour le progrès de la science psychologique et de la loi à UBC.

Son collègue de l'Université de l'Alabama qui a codirigé l'étude, le professeur associé Peter Hendricks, pense que le LSD ou les champignons magiques pourraient créer d'importantes expériences spirituelles qui convainquent les consommateurs de faire une priorité de la compassion et de la gentillesse dans la vie.

Des études sur l'effet des drogues psychédéliques ont eu lieu pendant une vingtaine d'années à partir des années 50 pour soigner les maladies mentales. Ces drogues ont cependant été classifiées comme substances réglementées au milieu des années 70. Ce n'est que récemment que les scientifiques ont pu s'y pencher de nouveau.

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Colombie-Britannique et Yukon

Science