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Services en français : des panneaux de circulation unilingues dans des régions désignées

Une affiche de la rivière Veuve, sur la route 17.

Une affiche de la rivière Veuve, sur la route 17.

Photo : Éric Boutilier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs dizaines de panneaux de circulation en bordure des routes de l'Ontario sont unilingues anglais, même lorsqu'ils sont dans des régions désignées en vertu de la loi sur les services en français. Plusieurs d'entre eux sont situés sur la transcanadienne 17, entre Sudbury et North Bay, même si l'Ontario a l'obligation de garantir des services en français aux automobilistes des ces régions.

Un texte de Éric BoutilierCourriel

Dans le nord-est de l'Ontario, la majorité des districts et comtés sont désignés sous la loi sur les services en français.

À l'échelle de la province, c'est 26 régions qui sont désignées et pour lesquelles le gouvernement provincial garantit aux Franco-Ontariens la prestation de services gouvernementaux dans leur langue.

[Pour] toutes les routes qui sont contrôlées par l'Ontario et dont il a la responsabilité dans les régions désignées, le ministère des Transports doit s'assurer que ces affiches soient dans les deux langues. Si c'est dans une région désignée, et que l'affiche est unilingue, effectivement, il semblerait qu'il y aurait une infraction.

Une citation de :François Boileau, commissaire aux services en français de l'Ontario
L'intersection de la rue Main et du chemin Nepewassi Lake à Markstay.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'intersection de la rue Main et du chemin Nepewassi Lake à Markstay.

Photo : Éric Boutilier

Le ministère des Transports admet que certaines affiches ne sont pas bilingues, mais assure que le remplacement de panneaux anciens ou endommagés se fait graduellement.

« Au fur et à mesure qu'on fait des travaux de réfection des routes, on fait une amélioration. On remplace des affiches avec des affiches bilingues ou une en français, une en anglais », souligne Roch Pilon, porte-parole du ministère des Transports de l'Ontario.

Le ministère affirme qu'une affiche bilingue ne coûte pas beaucoup plus cher qu'une affiche unilingue anglaise.

Une responsabilité de la communauté

L'Association canadienne française de l'Ontario (ACFO) du Témiskaming reconnaît que c'est à la communauté francophone de tenir le gouvernement responsable lorsqu'il s'agit de l'offre des services où la loi l'oblige.

C'est triste que ce soit encore le cas en 2016 malgré [le fait] que la première ministre s'est excusée pour le règlement 17.

Une citation de :Jean-Claude Carrière, agent de développement de l'ACFO du Témiskaming

« On ne peut plus vivre dans nos petits villages aujourd'hui, car il faut s'ouvrir sur le monde. Alors quand on montre qu'on est capable de nous accueillir dans une langue, deux, voire même une langue autochtone, on est en train de montrer que nous sommes ouverts », dit Jean-Claude Carrière, qui est l'agent de développement de l'ACFO du Témiskaming.

Selon le dernier rapport annuel du Commissariat aux services en français de l'Ontario, 19 plaintes ont été déposées contre le ministère des Transports. Toutefois, le commissaire reconnaît que c'est une des agences gouvernementales qui répond le mieux aux plaintes du commissariat.

La Second Avenue dans le secteur de Coniston, dans la ville du Grand Sudbury.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Second Avenue dans le secteur de Coniston, dans la ville du Grand Sudbury.

Photo : Éric Boutilier

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Ontario