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Brexit : Obama se range dans le camp du « non »

Le président américain Barack Obama

Le président américain Barack Obama

Photo : Jim Young / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Barack Obama a recommandé vendredi aux électeurs britanniques de se prononcer pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne, afin de garantir la place de la Grande-Bretagne dans le monde et la solidité du bloc, à un plus de deux mois du référendum du 23 juin.

Le président américain est arrivé jeudi soir à Londres pour une visite placée sous le signe de l'avenir européen de la Grande-Bretagne dont la place dans l'Union rend, selon lui, le monde plus sûr, plus prospère, et plus à même de combattre le terrorisme.

« La question du maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE relève de la décision des électeurs britanniques. Cela dit, je dirai avec la franchise d'un ami que l'issue de votre décision est un sujet de profond intérêt pour les États-Unis », écrit-il dans une tribune que le Telegraph a mise en ligne jeudi soir peu après son arrivée.

L'Union européenne ne modère pas l'influence britannique, elle la magnifie.

Le président américain Barack Obama

Barack Obama, arrivé en provenance d'Arabie saoudite, déjeunera vendredi avec la reine Élisabeth II au château de Windsor. Il aura ensuite un entretien avec le premier ministre David Cameron, chef de file du camp du « oui ».

Ingérence, dit le camp du « oui »

La prise de position du chef d'État américain n'a pas été du goût des partisans d'une sortie de l'Union, à l'image du maire de Londres, Boris Johnson, qui a dit ne pas avoir de leçon à recevoir de la part des Américains sur la question de l'appartenance au bloc communautaire.

« De la part des États-Unis, nous dire, au Royaume-Uni, que nous devons renoncer à une part si importante de notre démocratie, c'est un exemple saisissant du principe du : "faite ce que je dis, pas ce que je fais" », a écrit Boris Johnson dans le Sun.

« C'est incohérent, contradictoire, et, oui, tout à fait hypocrite », a-t-il ajouté.

Jeudi, Nigel Farage, un autre partisan du Brexit, recommandait au président américain de « s'occuper de ses fesses ».

« C'est une ingérence malvenue de la part du président américain le plus anti-britannique qui ait jamais été. Fort heureusement, il ne restera plus longtemps en poste », a-t-il déclaré à Reuters.

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