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Uber accuse Jacques Daoust de vouloir le fermer avec une réglementation rigide

Le ministre des Transports, Jacques Daoust

Le ministre des Transports, Jacques Daoust

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le bras de fer s'intensifie entre Uber, l'industrie du taxi et le gouvernement du Québec.

L'entreprise de transport privé non réglementé a accusé jeudi le ministre des Transports, Jacques Daoust, de vouloir fermer Uber en imposant une réglementation qui l'empêchera de poursuivre ses opérations.

Le directeur général d'Uber au Québec, Jean-Nicolas Guillemette, estime que la démarche du ministre a complètement mis de côté le point de vue du consommateur qui, selon lui, souhaite avoir accès au service de transport à moindre coût qu'offre Uber.

Même si Jacques Daoust n'a toujours pas présenté de projet de loi ou de réglementation, il lui reproche de s'être entièrement soumis aux arguments du lobby de l'industrie du taxi et avertit qu'Uber fermera ses portes si le ministre va dans la direction qu'il dit craindre.

M. Guillemette soutient que son entreprise souhaite être réglementée, mais que la solution réside dans un équilibre entre l'augmentation de la réglementation d'Uber et une diminution de la réglementation du taxi et non dans la seule imposition de règles contraignantes pour son entreprise.

Un sondage à la demande de l'industrie du taxi

La sortie d'Uber survient au moment où l'industrie du taxi publie un sondage qui laisse croire que les Québécois voudraient que l'entreprise soit soumise à une réglementation plus stricte.

Le sondage CROP, réalisé pour le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), n'a toutefois pas posé directement de questions sur la présence d'Uber.

Plutôt, on a notamment demandé aux répondants si l'État doit faire respecter les règles du transport de personnes, si tous les transporteurs doivent payer taxes et impôts, si les antécédents des chauffeurs doivent être vérifiés, si la tarification des transports doit être connue et prévisible et si tous les transporteurs doivent répondre aux mêmes règles.

Sans surprise, ces questions générales ont obtenu des réponses positives dans des proportions de 83 à 90 %.

En aucun temps le nom d'Uber n'est évoqué dans les questions, ce qui n'a pas empêché les représentants de l'industrie de conclure, selon leurs termes, que les Québécois appuient « tous » l'idée que « c'est à Uber à se conformer aux règles, pas l'inverse ».

Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1000 répondants entre le 14 et le 18 avril.

Dans l'attente d'un projet de loi

Le Comité provincial demande au ministre Daoust de déposer un projet de loi le plus tôt possible, « afin que des sanctions plus sévères s'appliquent contre les délinquants dès cet été. »

Jacques Daoust a toujours maintenu, à cet effet, qu'Uber opère dans l'illégalité en vertu des lois québécoises.

À Québec, la porte-parole péquiste en matière de Transports, Martine Ouellet, a de nouveau pressé, mercredi, le ministre Daoust de déposer son projet de loi avant le 15 mai, la limite pour faire adopter un projet de loi avant la fin de la présente session parlementaire.

Téo Taxi et sa nouvelle application

Pendant ce temps, sur le terrain, l'effervescence se poursuit avec le dévoilement, jeudi, par Téo Taxi, de sa nouvelle application mobile et du lancement officiel de ses services grand public à l'issue d'une période de rodage amorcée en novembre dernier.

Téo Taxi, créé par l'homme d'affaires Alexandre Taillefer, représente un nouveau modèle d'affaires où les chauffeurs sont payés à l'heure plutôt qu'à la course, mais ceci dans le respect absolu de la réglementation actuelle entourant le taxi.

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