•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La contre-culture au Québec, dirigé par Karim Larose et Frédéric Rondeau (Presses de l'Université de Montréal)

Le choix de Michel Désautels

Le choix de Michel Désautels

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Choisi par Michel Désautels
Animateur Désautels le dimanche
ICI Radio-Canada Première
Le dimanche de 10 h à 12 h

RÉSUMÉ

Ce livre entend combler une lacune, celle de la méconnaissance de la contre-culture au Québec, un phénomène majeur qui, au cours d'une décennie particulièrement effervescente, a traîné dans son sillage des milliers de jeunes gens que l'extrême gauche ou le néonationalisme – des courants rivaux, si l'on peut dire – n'attiraient pas. Assez étrangement, peu d'études existent sur ce mouvement, sa sensibilité particulière et ses manifestations symboliques, d'où l'intérêt de cet ouvrage qui vise précisément à dresser le panorama de ses artistes et de leurs productions les plus marquantes, de l'Infonie au Jazz libre du Québec en passant par Victor Lévy-Beaulieu, Josée Yvon, Mainmise ou le Front de libération homosexuel. À partir de la contribution de spécialistes de divers domaines – musique, littérature, théâtre, cinéma, arts visuels, sociologie –, le livre fait le point sur ce vent de contestation qui a balayé l'Amérique des années 1960 et 1970.

EXTRAIT

"Underground", "marge", "alternative", "contre-société", "nouvelle culture"; autant d'appellations pour désigner la multiplicité des phénomènes contre-culturels. Dans un ouvrage collectif récent sur le sujet, Contre-cultures!, le pluriel du titre permet ainsi de recouvrir non seulement les manifestations sociales et culturelles des années 1960 et 1970, mais aussi ses héritiers punks et altermondialistes. Qu'on y accole ou non le pluriel, la contre-culture se caractérise en effet par sa polyvalence particulière et son refus de se laisser circonscrire sous la forme d'une définition trop arrêtée. C'est pourtant la tâche critique, fut-elle provisoire et toujours remise en question, qui nous attend et à laquelle cet ouvrage s'attelle.

Extrait de « La contre-culture au Québec », dirigé par Karim Larose et Frédéric Rondeau

POURQUOI CE LIVRE FAIT PARTIE DES INCONTOURNABLES

Comment expliquer qu'une toute petite période d'une dizaine d'années ait influencé à ce point l'histoire récente du Québec? En une quinzaine d'articles, l'ouvrage collectif dirigé par Karim Larose et Frédéric Rondeau passe en revue les temps forts de manifestations culturelles dans les mondes du théâtre, de la musique, des arts visuels, de l'édition et plusieurs autres qui ont bousculé la manière de voir notre monde. Du milieu des années 1960 jusqu'à la fin des années 1970, les baby-boomers d'ici n'ont pas fait que décoiffer leurs aînés, ils ont imposé une nouvelle façon de penser la pratique culturelle. Un ouvrage essentiel pour ceux qui sont assez vieux pour avoir connu l'époque (mais qui en ont oublié des bouts) et pour ceux qui sont trop jeunes pour l'avoir vécue (et qui voudraient avoir un point de vue autre que celui de leurs parents).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !