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L'industrie forestière du N.-B. en pleine mutation

Une pile de troncs d'arbres

Photo : Nicolas Steinbach

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour qu'elle reprenne du poil de la bête, l'industrie forestière au Nouveau-Brunswick doit changer ses pratiques, diversifier ses opérations et faire davantage dans la valeur ajoutée.

C'est du moins le point de vue de certains participants au sommet sur les possibilités en foresterie qui s'est déroulé aujourd'hui à Atholville. D'entrée de jeu, le ministre des Ressources naturelles, Denis Landry, a encouragé l'industrie forestière à changer ses façons de faire.

Un message entendu par la majorité des gros joueurs de l'industrie, présents à ce sommet. On retrouvait aussi des gens très critiques envers le gouvernement. Ils estiment que la province a laissé une trop grande place aux gros joueurs de l'industrie.

« Ces grosses compagnies-là, c'est rendu dur à nourrir. C'est trop gros, et on peu plus les nourrir comme quand il y avait de l'abondance », explique Clément Arpin, un entrepreneur de Kedgwick.

S'il oeuvre maintenant en écotourisme, Clément Arpin a longtemps dirigé une entreprise spécialisée en ébénisterie.

Plutôt que d'augmenter les volumes de coupe forestière, tel qu'adopté dans le plus récent plan d'aménagement forestier provincial, il croit qu'on devrait ajouter de la valeur à chaque arbre coupé.

« Il faut penser différent et ç'aurait dû être fait 20 ans passés, mais là, on est rendu au bout. C'est vraiment urgent. C'est très urgent même d'aller dans la valeur ajoutée », affirme-t-il.

Le professeur en politique forestière à l'Université de Moncton - campus d'Edmundston, Stephen Wyatt croit que la forêt continuera de jouer un rôle important dans l'économie provinciale. Mais, il est d'avis que l'industrie devra continuer à évoluer si elle veut assurer sa propre survie.

« C'est qu'on a besoin de changer ce modèle. On a besoin de diversifier le secteur, de regarder d'autres façons de chercher la valeur, chercher la richesse, chercher les emplois », soutient M. Wyatt.

Il donne en exemple le Groupe Savoie de Saint-Quentin, une entreprise qui a depuis longtemps axé son développement sur la valeur ajoutée.

La province dit qu'elle utilisera les grandes orientations identifiées dans ce sommet dans l'élaboration d'un éventuel plan d'action économique.

D'après le reportage de Serge Bouchard

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