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En Allemagne pour vaincre son cancer : le combat d'une femme de Magog

Bianca Bolduc

Bianca Bolduc

Radio-Canada

Atteinte d'un troisième cancer en cinq ans, la résidente de Magog Bianca Bolduc se tourne vers l'Allemagne pour recevoir des soins. Un ami a décidé de l'appuyer, en lançant une campagne de financement pour lui venir en aide.

Cette mère de deux enfants semble pourtant pleine d'énergie. Elle pratique le Zumba et la marche, et elle est une fervente adepte de la littérature et de la méditation. Bref, rien en elle ne laisse présumer qu'un cancer généralisé la ronge. Le cauchemar a débuté en 2010, lorsqu'un cancer du sein lui a été diagnostiqué.

« En fait, le premier diagnostic s'était très bien passé. J'ai passé à travers cela comme si j'avais une mauvaise grippe », souligne-t-elle.

Mme Bolduc croit alors avoir mis le cancer derrière elle, mais la malchance s'acharne. Après une rémission de quatre ans, un second cancer s'attaque à son sein, puis en mars dernier, elle apprend que la maladie s'est propagée dans ses os, son foie et ses ganglions.

On pensait que c'était fini. C'était une claque dans la face, on ne le niera pas. On ne s'attend pas à cela et on ne veut pas ça, mais on se relève vite, car on n'a pas le choix.

Bianca Bolduc

Plus d'espoir au Québec

Les médecins québécois disent avoir tout tenté pour la guérir. La seule option qui lui reste : une chimiothérapie palliative pour améliorer sa qualité de vie jusqu'à sa mort. Une autre gifle pour elle, qui avait pourtant bien réagi à tous ses autres traitements.

Ses espoirs se tournent maintenant vers l'Allemagne, où elle pourrait obtenir un traitement de chimiothérapie qu'on lui refuse ici. Une solution qui est d'ailleurs plutôt populaire auprès des Québécois atteints de cancer, malgré son prix élevé.

« Il parait que moi, je ne suis pas un cas pour ça, ici [...] Ma chirurgienne en oncologie m'a dit "On n'y croit pas". Mais mon oncologue en chimiothérapie, tout de suite, m'a dit que c'est mon droit le plus strict et qu'ils allaient tout faire pour m'aider. »

La chimio-embolisation

Le traitement que souhaite recevoir Bianca Bolduc est un traitement de chimio-embolisation, soit une chimiothérapie qui est appliquée directement sur la tumeur, au lieu d'envahir tout le corps. Le médecin injecte les médicaments dans l'artère qui alimente la tumeur, ce qui a le double effet de concentrer la chimiothérapie à cette partie du corps et de couper son apport sanguin. Cette technique bénéficie surtout aux patients dont la maladie est restreinte au foie, mais des patients atteints d'une autre forme de cancer ont eu certains succès avec cette méthode. L'intervention n'est toutefois pas sans risques : les rapports indiquent qu'environ une intervention sur 100 aboutit à un décès.

Source : Hôtel-Dieu de Lévis

Un traitement coûteux

Mais le traitement a un prix : 40 000 dollars. Heureusement pour elle, un ami, Renaud Légaré, a décidé de lui venir en aide, et s'occupe d'amasser les fonds nécessaires.

« À partir de là, tout ce qu'elle a à faire, c'est la guérison. L'argent, on ne veut plus que sa famille, ses proches aient à s'en occuper », explique-t-il pour justifier son geste.

L'initiative porte ses fruits. En moins d'une semaine, 11 000 dollars ont déjà été amassés. Mme Bolduc croit que sa situation touche beaucoup les gens.

« Par mon âge, par mes enfants en jeune âge aussi [8 et 12 ans] », souligne-t-elle.

La direction de l'école Saint-Patrice, que fréquentent ses enfants, a d'ailleurs envoyé une lettre à tous les parents pour les inviter à participer à cette campagne de financement. Des affiches et des contenants seront également placés un peu partout à Magog pour récolter les dons.

Mais peu importe le résultat, Bianca Bolduc est bien décidée à se rendre en Allemagne au mois de mai.

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