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Le Château prévoit fermer 40 magasins de plus 

Magasin de vêtements Le Château.

Magasin de vêtements Le Château.

Photo : www.cbc.ca

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le détaillant de vêtements Le Château prévoit fermer 40 magasins de plus à travers le Canada au cours des trois prochaines années, dans le cadre de ses efforts visant à redresser ses activités déficitaires.

La société montréalaise a fermé ses magasins non rentables et en a rénové d'autres dans le but de « rééquilibrer » son réseau de détaillant dans le contexte de la popularité croissante des achats réalisés par l'entremise du commerce électronique.

Le Château a fermé 11 magasins dans la dernière année, pour porter leur total à 211 établissements. L'entreprise prévoit en fermer 14 autres en 2016.

D'ici les premiers mois de 2019, Le Château s'attend à ce que la taille de son réseau de détail recule à environ 900 000 pieds carrés, soit 171 magasins, son plus petit réseau depuis 2007. Cette réduction, entamée en 2012, aura en tout réduit sa taille de 30 %.

Selon l'entreprise, les nouvelles fermetures toucheront plus particulièrement les magasins-entrepôts.

Le Château a souligné que les habitudes des consommateurs avaient beaucoup changé en raison de l'avènement du commerce en ligne.

« Par suite de ces changements, la forte concentration de magasins dans les grands marchés urbains, un modèle gagnant avant l'ère numérique, n'est plus nécessaire », a précisé l'entreprise dans un communiqué publié vendredi, qui comprenait les plus récents résultats financiers trimestriels de l'entreprise.

Pas de mises à pied en vue

Le porte-parole du détaillant Le Château, Pierre Boucher, ne croit pas que la fermeture de 40 points de service au Canada d'ici trois ans entraînera de mises à pied.

« Il faut comprendre que dans le domaine du détail, il y a un taux de rotation du personnel assez élevé, mais certainement dans la plupart des cas, les gens sont relocalisés dans les autres magasins environnants. »

« Aussi, il faut quand même tenir compte du fait qu'on a de plus en plus de ventes en ligne, alors l'entreprise continue à accroitre son nombre d'employés du côté du commerce en ligne », mentionne le porte-parole.

Le Château a l'intention de compenser la fermeture de certaines de ses boutiques en bonifiant son offre de magasinage en ligne.

Impossible de savoir pour le moment combien de magasins devront fermés au Québec. La rentabilité sera un facteur déterminant afin de décider quels magasins seront fermés, dit Pierre Boucher.

« La rentabilité d'un magasin est un facteur déterminant. Il est clair que dans beaucoup de situations aussi, on a une concentration de magasins assez importante. Ici au centre-ville de Montréal, il y a plusieurs magasins dans quelques kilomètres de distance ou dans un rayon très limité. [...] Avec le commerce en ligne aujourd'hui, on a moins besoin d'avoir une concentration importante de magasins. »

ICI Radio-Canada.ca

En chiffres

La chaîne de magasins a perdu 35,7 millions de dollars, soit 1,19 $ par action, pour son exercice clos le 31 janvier. En comparaison, elle avait perdu 38,7 millions de dollars, ou 1,34 $ par action, pour l'exercice précédent.

Les revenus ont diminué de 5,3 % à 236,9 millions de dollars, tandis que les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont glissé de 1,9 %. Le Château n'a pas précisé le total de ses revenus réalisés grâce au commerce électronique, mais il a indiqué qu'ils avaient grimpé de 34,8 %.

Pour le quatrième trimestre, la perte nette s'est chiffrée à 6,9 millions de dollars, une amélioration de plus de 40 % par rapport à la même période un an plus tôt, alors que les fermetures de magasins ont réduit les ventes de 7,5 % à 65,2 millions  de dollars. Pour les 10 premières semaines closes le 9 avril, les ventes ont diminué de 3,7 %.

La société a rénové cinq magasins de centres urbains l'an dernier, en plus de lancer une campagne de marketing pour accroître la notoriété de sa marque, ce qui a entraîné une amélioration du chiffre d'affaires des divisions des chaussures et des vêtements pour femmes.

Selon l'analyste Jean Rickli, de la firme J.C. Williams Group, Le Château a mis trop de temps à fermer des magasins et à investir dans le commerce électronique.

« Ils ont des difficultés », a-t-il affirmé lors d'un entretien. « Je crois qu'ils commencent à comprendre, mais nous trouvons qu'il se fait tard. »

L'action du Château prenait lundi après-midi 2 cents, soit 9,1 %, à la Bourse de Toronto, où elle s'échangeait à 24 cents.

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