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Bilinguisme dans les sports : Moncton dit faire des efforts

Deux personnes jouent au boulingrin

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Faire du sport en français à l'extérieur de la maison et de l'école, à Moncton, au Nouveau-Brunswick, peut être un défi dans certains cas, mais la Municipalité étudie des moyens d'améliorer la situation.

Un texte de Pierre-Alexandre Bolduc TwitterCourriel

Samedi, des familles se sont inscrites aux activités sportives de la région.

En Acadie, les sports se pratiquent dans les deux langues, et pour certains, ce sera l'occasion pour leurs enfants d'apprendre l'anglais. « L'anglais, ça va être sa deuxième langue. Puis, parler couramment, on a besoin de cette langue-là. C'est important qu'il l'apprenne aussi », affirme Marco Lévesque, un parent.

« C'est aussi important de les initier à l'anglais tranquillement », ajoute Andrée Savoie, une parente.

Si les parents croient que les clubs et les équipes sportives sont une occasion en or pour apprendre l'anglais, les jeunes ne se sentent pas toujours à l'aise. « Je me sens gênée parce que je ne comprends pas ce qu'ils disent. J'aimerais ça comprendre aussi », dit Mia Pelletier, une jeune.

« Je demandais à d'autres copains déjà dans mon équipe qui parlaient anglais et français puis là, eux ils me traduisaient ce que lui disait », explique Karim Ben Ammar, un jeune.

Les efforts des organisations

Pour leur part, les organismes présents disent faire tout ce qui est possible pour intégrer la communauté francophone comme il se doit et dans sa langue lorsque c'est possible.

« Oui, ça marche bien. Ce n'est pas possible toutes les fois, mais on essaye beaucoup et ça marche », affirme Dale Briggs, ancien président de Soccer Codiac.

Soccer Codiac aimerait cependant avoir plus de moyens pour rejoindre la communauté francophone, recruter des bénévoles qui parlent la langue de Molière.

« Moi, j'essaye d'avoir toutes les communications d'une façon bilingue. En d'autres mots, si j'envoie un courriel aux gens, il faut que la communication soit dans les deux langues », souligne Michel Legault, de Pickleball Grand Moncton.

La situation est complètement différente au club de squash de Moncton. Jan Prieditis, porte-parole, explique que l'organisation dépend de bénévoles. On doit se fier aux parents bénévoles qui aident à la traduction pendant les cours, faute d'entraîneurs complètement bilingues.

Pour appuyer le bilinguisme

Le récent rapport sur le bilinguisme à Moncton a été bien accueilli par le conseil municipal. Pour le moment, aucune nouvelle mesure n'a été mise en place. Tout est à l'étude.

« La nécessité, c'est de mettre de côté des sous spécifiquement pour appuyer les organismes communautaires. C'est ça la demande qu'on va faire auprès du conseil. Si c'est d'autres sortes de besoins, c'est le travail qu'on va faire au cours des prochains mois pour déterminer ce que pourraient être ces coûts-là », explique Nicole Melanson, de la Ville de Moncton.

D'ici là, les jeunes francophones doivent continuer à faire des activités parfois en français, parfois en anglais.

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