•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Rencontre avec le « Andy Warhol des Cantons »

Luc Pallegoix en entrevue avec notre chroniqueur urbain, Dominic Tardif

Luc Pallegoix en entrevue avec notre chroniqueur urbain, Dominic Tardif

Photo : Sylvain Dodier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le « Andy Warhol des Cantons ». Voilà comment notre chroniqueur urbain Dominic Tardif surnomme le prolifique artiste Luc Pallegoix. Ensemble, ils ont jasé de maladie, de fragilité, mais aussi d'art, d'animalité et d'amour de la vie.

Luc Pallegoix, Français d'origine, est l'artiste derrière la série de personnages à têtes de chevreuils et de biches qui sont affichés au restaurant  O Chevreuil au centre-ville.

Ce que fait Luc, en résumé, est de créer des photos du corps de ses modèles, qui sont parfois nus, pour ensuite remplacer leur tête par celle d'un chevreuil, ce qui en crée des créatures zoomorphiques ou anthropomorphiques selon le point de vue.

Son art se veut un hommage à notre animalité et à notre capacité en tant qu'humain à constamment se réinventer, à devenir ce qu'on veut bien choisir d'être par-delà ce que dicte la société, et par-delà les tempêtes.

Luc Pallegoix, devant les oeuvres qu'il expose au O Chevreuil, sur la rue Wellington, à SherbrookeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Luc Pallegoix, devant les oeuvres qu'il expose au O'Chevreuil, sur la rue Wellington, à Sherbrooke

Photo : Dominic Tardif

Luc en sait quelque chose. Il a lui-même été frappé par la spondylarthrite ankylosante, une maladie auto-immune. « Mes muscles, mes os et mes articulations sont en train de se souder ensemble. Ça fait super mal, ça ne fait aucun sens », relate-t-il.

La vie de mouvement, la vie de lumière s'arrête et il fait noir.

Luc Pallegoix, en parlant de la maladie qui l'a frappé

Même s'il est aujourd'hui médicamenté, la maladie continue de se faire sentir. Elle ne lui a laissé qu'un « 3 % ou 4 % » de l'énergie qui, auparavant, le propulsait.
Or, Luc n'a pas l'intention de baisser les bras. Il continue de créer et conserve son habituelle élégance.

« Ce qui reste, on l'optimise, on le magnifie, on va chercher le maximum de ça. [...] C'est ce que j'ai toujours prôné. Le dépassement de soi-même, l'épanouissement », confie-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !