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Transfert du bois de Lebel-sur-Quévillon vers Senneterre : les travailleurs inquiets

La scierie Comtois de Produits forestiers Résolu, à Lebel-sur-Quévillon

La scierie Comtois de Produits forestiers Résolu, à Lebel-sur-Quévillon

Photo : Claude Bouchard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La compagnie Produits forestiers Résolu va transférer 27 000 mètres cubes de bois de l'usine Comtois à Lebel-sur-Quévillon vers celle de Senneterre.  Une décision qui fait réagir le syndicat des travailleurs de Lebel-sur-Quévillon.

Avec les informations de Sandra AtamanTwitterCourriel

La loi permet le transfert de moins de 10% de la garantie d'approvisionnement d'une installation vers une autre, mais cette décision fait réagir le syndicat Unifor qui représente les travailleurs de l'usine, de même que la municipalité de Lebel-sur-Quévillon.

Produits forestiers Résolu affirme agir ainsi pour éviter de gaspiller le bois de l'usine Comtois qui est en arrêt d'opération depuis le 5 février 2016.

Par ailleurs, la compagnie a annoncé la relance des opérations l'usine à Comtois pour le 6 juin prochain. Les 65 employés seront rappelés au travail et Produits forestiers Résolu recherche une vingtaine de travailleurs supplémentaires pour redémarrer un troisième quart de travail.

Lorsque l'usine était arrêtée, il y avait une quantité importante de volume de prêt et pour éviter de perdre ce volume-là, on a fait la demande au ministère en bon gestionnaire que nous sommes de pouvoir avoir la possibilité de transférer pour ne pas perdre, ne pas gaspiller cette fibre, ce qui a été autorisé par le ministère.

Une citation de :Le directeur principal Affaires publiques et relations gouvernementales Karl Blackburn


Inquiétudes des syndicats 

Le président de la section locale de l'usine Comtois, Serge Gauthier s'oppose au transfert de bois vers l'usine de Senneterre.

Il affirme que les employés de Lebel-sur-Quévillon vivent avec des compressions au profit de ceux de Senneterre depuis 2008.

Le 6 juin, ils décollent l'usine, mais pour combien de temps? S'ils transfèrent notre bois à Senneterre, on va travailler pour cinq-six mois et après ils vont nous refermer.

Une citation de :Le président de la section locale de l'usine Comtois, Serge Gauthier

Le directeur québécois d'Unifor, Renaud Gagné, qui représente les travailleurs de l'usine Comtois abonde dans le même sens. Il demande des justifications à Produits forestiers Résolu.

« Là, présentement l'usine de Comtois est en arrêt, le bois est en forêt et il va nous passer, comme on dit, au nez pour aller dans une autre usine. Quand on parle des coûts de production, bon bois, bonne usine, pour nous c'est important. Parce que quand vient le temps de prendre des décisions de fermeture ou de consolidation, bien si notre usine est moins performante parce qu'elle a fait moins de profits, bien souvent c'est la première à fermer. »


Inquiétudes de la Ville de Lebel-sur-Quévillon

Le maire de Lebel-sur-Quévillon Alain Poirier s'oppose à ce transfert. Il se questionne sur la survie à long terme de l'usine qui emploie 65 travailleurs. Par cette démarche, le maire croit que l'entreprise vient fragiliser l'usine de Lebel-sur-Quévillon.

Ce n'est pas acceptable pour notre région, les travailleurs de l'usine de Comtois sont principalement des citoyens de Lebel-sur-Quévillon. Ce sont beaucoup de jeunes familles qui se sont acheté des maisons. Ils ont droit, eux autres, à la sécurité d'emploi. C'est très difficile pour eux. C'est pour ça que le conseil de ville de Lebel-sur-Quévillon veut faire en sorte que cette usine-là fonctionne.

Une citation de :Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier

Au bureau du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, on affirme suivre la situation de très près.  

Puisque la loi permet le transfert de moins de 10% de la garantie d'approvisionnement d'une installation vers une autre, l'attaché du ministre, Mathieu Gaudreault, ajoute que le ministère surveille à ce que le volume ne dépasse pas la limite permise.



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