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Matane, Baie-Comeau et Sept-Îles pour alimenter la production de biogaz à Rivière-du-Loup?

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Bac brun pour le compostage à Rimouski

Bac brun pour le compostage à Rimouski

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les matières putrescibles pour la production de biogaz à l'usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup pourraient un jour venir d'aussi loin que Matane, Baie-Comeau ou encore Sept-Îles. 

Pour l'instant, la nouvelle usine qui produira ses premiers biogaz d'ici un mois se suffit d'un approvisionnement local. Les MRC de Kamouraska, de Rivière-du-Loup, des Basques, de la Mitis et de la Matapédia lui fournissent l'essentiel des contenus de bacs bruns qui constituent la matière première pour produire des biogaz.

Mais, dans un avenir relativement rapproché, d'autres communautés du Bas-Saint-Laurent et même de la Côte-Nord pourraient contribuer à l'alimentation de la production de biogaz à Rivière-du-Loup. 

Toutes ces régions, ce sont des régions qui évaluent la possibilité d'être partenaires ou à tout le moins d'introduire la troisième voie (le bac brun)

Gaétan Gamache, maire de Rivière-du-Loup

L'exemple de Matane

Des rencontres préliminaires doivent avoir lieu à ce sujet le mois prochain avec les villes de Baie-Comeau et Sept-Îles. Et déjà, la semaine dernière, le maire de Matane, Jérôme Landry, visitait les installations de biométhanisation de Rivière-du-Loup. 

La MRC de la Matanie évalue plusieurs options pour disposer des quatre tonnes de matières putrescibles produites annuellement. Elle pourrait produire son propre compost comme à Rimouski ou approvisionner l'usine Tembec de Matane, mais le maire Landry dit que l'expédition à Rivière-du-Loup est également à l'étude. 

On est en réflexion. On est en train de voir si c'est possible et si c'est viable économiquement. Ça fait partie des options.

Jérôme Landry, maire de Matane

Effort local

Les responsables de l'usine de biométhanisation disent que les institutions et les commerces de la région immédiate participent tellement bien à la nouvelle collecte qu'ils doivent refuser des offres venant d'entreprises plus éloignées des installations louperivoises.

À cet égard, le cas du restaurant Saint-Hubert de Rivière-du-Loup est éloquent. L'entreprise a réduit de 70 % la quantité de déchets qu'elle expédie au dépotoir depuis l'introduction du recyclable et du compostage. 

Le restaurant Saint-Hubert de Rivière-du-Loup a réduit de 70% sa production de déchets depuis l'introduction du recyclage et du compostage par la villeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le restaurant Saint-Hubert de Rivière-du-Loup a réduit de 70% sa production de déchets depuis l'introduction du recyclage et du compostage par la ville

Photo : ICI Radio-Canada

Ce sont des déchets et des résidus de table, les papiers et les cartons souillés [...] On en a quand même beaucoup avec les os. Mais, je ne croyais pas que ce serait autant.

Charles Pomerleau, propriétaire-franchisé, Restaurant Saint-Hubert de Rivière-du-Loup

L'usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup possède un permis du ministère de l'Environnement pour récupérer jusqu'à 25 000 tonnes de déchets par année pour sa production de biogaz.

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