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Des policiers souhaitent l'utilisation du Taser en milieu autochtone

La journaliste Pascale Lacombe a participé à une simulation d’utilisation de pistolets électriques avec le Service de Police de Québec.

Utilisation des pistolets électriques

Radio-Canada

L'Association des policières et policiers provinciaux du Québec demande au ministère de la Sécurité publique que les agents qui ont à intervenir en milieu autochtone puissent être armés de pistolets à impulsions électriques.

Avec les informations d’Émélie Rivard-BoudreauTwitterCourriel

Selon l'APPQ, son utilisation permettrait aux policiers de neutraliser des individus considérés comme dangereux, sans avoir recours à l'arme à feu. 

La demande, qui a été envoyée lundi au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, est directement liée aux événements qui se sont produits dans la communauté de Lac-Simon mercredi dernier, où Sandy Michel a été abattu par un policier.

Selon le président l'APPQ, Pierre Veilleux, l'intervention aurait pu se terminer autrement avec un pistolet à impulsions électriques et non pas avec les armes alternatives que possèdent actuellement les policiers.

Si on parle de l'événement à Lac-Simon, on parle d'une personne avec une arme blanche. L'information qu'on a, ça serait une machette, en plus. C'est une arme blanche qui est très longue, donc il faut garder une distance qui est quand même sécuritaire entre l'individu et les policiers. Dans le cas d'un poivre de Cayenne, c'est lorsqu'on est en altercation physique, même chose pour le bâton télescopique. Ça fait qu'il n'y a pas un policier, dans l'événement du Lac-Simon, qui aurait osé utiliser son poivre de Cayenne ou le bâton télescopique, parce qu'il faut garder une distance.

Le président l'APPQ, Pierre Veilleux

L'APPQ réclame aussi que les policiers qui travaillent en milieu autochtone soient dotés de caméra corporelle, car les caméras véhiculaires ne permettent pas d'obtenir une image claire des interventions.


Option intéressante, mais...

Le directeur du service de police de la communauté algonquine de Pikogan, Gerry Mapachee, croit aussi que ce type de pistolet est une option intéressante.

Par contre, il ne sent pas l'urgence de l'implanter dans sa communauté, où la violence est moins présente que dans d'autres communautés.

On n'a pas eu beaucoup d'interventions où on aurait pu avoir à l'utiliser. Dans les 10 dernières années, peut-être cinq ou six fois qu'on aurait peut-être pu avoir à utiliser le pistolet électrique, mais ça dépend quelle communauté aussi. Dans notre communauté, la violence est moindre, mais dans une communauté où il y a beaucoup de violence, je peux dire que ça pourrait peut-être être utile.

Le directeur du service de police de la communauté algonquine de Pikogan, Gerry Mapachee

Le capitaine et responsable des communications avec les médias à la Sûreté du Québec, Guy Lapointe, tient tout de même à préciser que le pistolet à impulsion électrique n'est pas automatiquement une solution de rechange à l'arme à feu.

Lorsqu'on est rendu à utiliser l'arme à feu, ça veut dire qu'on est confronté à une force qui est potentiellement mortelle, que ce soit pour un citoyen ou un policier.

Le capitaine et responsable des communications avec les médias à la Sûreté du Québec, Guy Lapointe


Projet-pilote à Rouyn-Noranda remis en question

L'Association des policières et policiers provinciaux du Québec déplore aussi que la Sûreté du Québec ait sélectionné Rouyn-Noranda pour son projet-pilote sur l'utilisation des pistolets à impulsion électrique.

Elle aurait plutôt opté pour Val-d'Or afin d'expérimenter cette arme alternative en Abitibi-Témiscamingue, puisque la ville est située à proximité de communautés autochtones où plusieurs interventions violentes sont répertoriées.

Malgré les récents événements qui sont produits à Lac-Simon la semaine dernière et la demande de l'APPQ, la Sûreté du Québec n'envisage pas, pour le moment, de changer ses plans.

En plus de Rouyn-Noranda, cinq autres postes de la SQ testeront les pistolets à impulsion électrique dans le cadre du projet-pilote. Il s'agit de Beauharnois-Salaberry, Drummondville, Shawinigan, Montérégie-Est et Lachute.

Le projet-pilote sur l'utilisation des pistolets à impulsions électriques durera un an.

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones