•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coût des études au Nouveau-Brunswick : des voix réclament des mesures contre l'endettement

Photo : iStock

Radio-Canada

Des gens au Nouveau-Brunswick rappellent que l'endettement entraîné par les études postsecondaires reste un problème, à la suite de l'annonce d'un programme provincial qui va éviter à bien des étudiants de payer des droits de scolarité.

Un texte de Pierre Philippe LeBlanc TwitterCourriel

Le programme dévoilé jeudi s'adresse aux étudiants de familles dont le revenu annuel est de 60 000 $ ou moins et qui fréquentent une université ou un collège publics de la province. Fredericton paiera la différence entre la bourse fédérale accordée aux étudiants admissibles et leurs droits de scolarité.

La ministre de l'Éducation postsecondaire, Francine Landry, explique que le programme a pour but d'améliorer l'accessibilité aux études postsecondaires, d'augmenter le nombre d'inscriptions dans les universités et les collèges, de garder les jeunes dans la province, et de lutter contre l'endettement des étudiants.

« On veut que les étudiants aient moins de dettes à la fin de leurs études. Donc, voilà, cette bourse-là permet justement de diminuer les dettes, du moins d'empêcher les étudiants de s'endetter beaucoup trop », a souligné Francine Landry lors d'une entrevue accordée à l'émission Le réveil Nouveau-Brunswick, d'ICI Acadie.

Dans les réseaux sociaux, plusieurs personnes qui doivent rembourser une lourde dette d'études n'ont pas tardé à se manifester.

Et ceux qui sont toujours endettés? Il nous arrive quoi? On continue à travailler... Et payer plus de 500 $ par mois sur notre dette? Vraiment? Je suis contente pour les prochains étudiants, mais pour ma part et ceux qui continuent à payer c'est totalement pas juste!.

Mélanie Noël/Facebook

« C'est une merveilleuse nouvelle, mais plate pour ceux qui finissent cette année. Pour ma part, j'ai presque 50 000 $ de dette étudiante! », a écrit Céline Comeau sur Facebook.

Benoît LeBlanc termine ses études de maîtrise en génie avec une dette de 90 000 $. « Ils sont en train à la fois de retrancher un programme qui est censé aider par crédit d'impôt ceux qui graduent et qui restent au Nouveau-Brunswick. Pour ceux qui dépendaient de ce programme-là, bien, ils sont un peu laissés à leurs moyens. Ce qui aurait pu être bien, c'est qu'ils auraient pu avec les années réduire le crédit d'impôt pour ceux qui en bénéficiaient, comme ça ce n'est pas un coup », affirme M. LeBlanc.

Le programme de rabais sur les droits de scolarité a été éliminé cette année. Il offrait aux diplômés établis dans la province après leurs études un rabais non imposable de 50 % des droits de scolarité, jusqu'à un maximum à vie de 20 000 $.

Joëlle Martin, ancienne présidente de la Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton (FEECUM), a terminé ses études en 2013. Elle précise qu'à ce moment sa dette d'études s'élevait à 33 000 $.

Peut-être comme prochaine étape le gouvernement pourrait se pencher sur la classe moyenne et même les gens qui viennent de familles aisées où les parents ne les aident pas nécessairement. Ces gens-là se surendettent. Ma génération, on commence notre vie avec un pas en arrière.

Joëlle Martin

Le gouvernement pourrait-il élargir un jour le programme à l'ensemble des étudiants, quel que soit leur revenu familial? « On a certainement fait un premier pas. Je ne veux quand même pas m'engager pour le futur, mais certainement qu'on va regarder tout ce qui est possible », indique Francine Landry.

Acadie

Éducation