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Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Greg Selinger, le chef du Parti progressiste-conservateur (PC), Brian Pallister, la chef du Parti libéral, Rana Bokhari, et le chef du Parti vert, James Beddome.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Greg Selinger, le chef du Parti progressiste-conservateur (PC), Brian Pallister, la chef du Parti libéral, Rana Bokhari, et le chef du Parti vert, James Beddome.

Photo : Radio-Canada/Samuel Rancourt

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les électeurs du Manitoba ont été témoins d'une vraie bataille mardi soir lors de l'unique débat télévisé des chefs avant l'élection provinciale du 19 avril.

Un texte de Samuel RancourtTwitterCourriel

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Greg Selinger, le chef du Parti progressiste-conservateur (PC), Brian Pallister, la chef du Parti libéral, Rana Bokhari, et le chef du Parti vert, James Beddome, se sont affrontés au cours d'un débat traitant de la fiscalité, des soins de santé, de l'économie et de la pauvreté.

Modéré par Mary Agnes Welch de l'entreprise de sondages Probe Research, le débat de 50 minutes avait lieu dans le studio 41 de CBC/Radio-Canada et était diffusé simultanément sur CBC, CTV et Global.

Les conservateurs veulent une « plateforme équilibrée »

L'évènement a débuté avec une question sur l'austérité budgétaire adressée au chef du Parti progressiste-conservateur.

Brian Pallister a réaffirmé son intention de réduire les dépenses gouvernementales tout en diminuant les impôts. Il a par ailleurs promis d'améliorer les services offerts aux Manitobains et de renforcer l'économie.

« Nous ne ferons pas comme les néo-démocrates, c'est-à-dire enlever aux Manitobains leur argent durement gagné. Greg Selinger promet la Lune à tout le monde, tandis que notre parti effectue des promesses durables. »

— Une citation de  Brian Pallister, chef du Parti progressiste-conservateur du Manitoba

Pourquoi voter pour le Parti vert?

Le chef du Parti vert, James Beddome, a déclaré que son parti était le plus en avance quant aux politiques sur l'égalité des sexes.

Le parti s'engage à mieux protéger l'environnement, créer des emplois verts et réduire la pauvreté de moitié.

« Notre parti a dix ans d'avance. Il est temps d'amener une voix nouvelle à l'Assemblée législative. Seul le Parti vert peut accomplir cette tâche. »

— Une citation de  James Beddome, chef du Parti vert du Manitoba

M. Beddome s'est également dit favorable à une taxe sur la malbouffe, et ce, afin de promouvoir une vie plus saine.

Modéré par Mary Agnes Welch de Probe Research, un débat des chefs de 50 minutes avait lieu dans le studio 41 de CBC/Radio-Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Modéré par Mary Agnes Welch de Probe Research, un débat des chefs de 50 minutes avait lieu dans le studio 41 de CBC/Radio-Canada.

Photo : ICI Radio-Canada/Samuel Rancourt

Rana Bokhari souhaite obtenir la confiance des électeurs

La chef du Parti libéral du Manitoba a été interrogée quant à sa capacité à diriger la province.

Certains de ses candidats avaient été refusés par Élections Manitoba en raison de problèmes sur leur formulaire de candidature. Depuis 1999, c'est la première fois que le Parti libéral ne présente pas des candidats dans chacune des 57 circonscriptions de la province. 

La plateforme politique du parti est elle également critiquée par ses rivaux pour son manque de substance.

Mme Bokhari a tenu à préciser qu'elle est la seule à avoir retiré de son parti un candidat qui avait émis des propos offensants. Il s'agissait de Jamie Hall, qui devait représenter Southdale.

Elle critique Greg Selinger pour ne pas avoir fait de même avec le candidat Wab Kinew, accusé par le Parti libéral d'avoir publié sur Twitter des mots « blessants » et « préjudiciables ».

Rana Bokhari fait campagne contre Wab Kinew dans la circonscription winnipegoise de Fort Rouge.

Greg Selinger mise sur son expérience

Le chef du Parti néo-démocrate a réitéré l'importance des investissements en éducation et dans les infrastructures afin de faire croître l'économie.

Greg Selinger s'est de nouveau fait critiquer pour avoir haussé la taxe de vente provinciale pour financer les infrastructures endommagées par l'inondation de 2011.

« Nous avons appris et pouvons mieux faire les choses. Nous connaissons les besoins des Manitobains »

— Une citation de  Greg Selinger, chef du Nouveau Parti démocratique du Manitoba

La promesse électorale rompue de ne pas hausser la taxe de vente provinciale avait généré une crise sans précédent. Cinq ministres avaient alors claqué la porte du Cabinet de Greg Selinger, ce qui avait forcé la tenue d'une course à la direction.

Suivez les messages Twitter du journaliste Samuel Rancourt en direct du débat des chefs

« C'est probablement l'évènement majeur de la campagne et la performance des chefs est critique, explique explique Raymond Hébert, professeur émérite de l'Université de Saint-Boniface.

Raymond Hébert croit « peu probable » que la chef libérale Rana Bokhari soit élue première ministre parce qu'elle a eu de la difficulté durant la campagne à expliquer ses propres promesses électorales.

Il ajoute que le Parti vert est un parti marginal et n'est pas un facteur dans cette élection provinciale.

Dimanche, M. Selinger a présenté sa déclaration de revenus assis dans la cuisine de sa modeste maison de Saint-Boniface avec l'intention manifeste d'inciter le chef du PC, Brian Pallister, à faire de même.

Lundi, M. Pallister avait refusé de dévoiler ses revenus en déclarant que l'information était « confidentielle », mais le riche homme d'affaires devenu politicien a dévoilé l'existence d'un petit compte bancaire au Costa Rica utilisé pour couvrir les coûts d'entretien de sa propriété de vacances dans ce pays de l'Amérique centrale.

Le même jour, Greg Selinger a accusé Brian Pallister d'être « homophobe » en affirmant que le chef du PC incarne des « valeurs conservatrices extrêmes » et propose des politiques « arriérées » en ce qui a trait à la communauté LGBT.

Le chef conservateur a qualifié les commentaires de « rhétorique désespérée » inspirée de la politique américaine.

Élections Manitoba 2016 : section spéciale



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