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Cinq moments où Attawapiskat a fait la manchette

Carte de la réserve d'Attawapiskat, dans le nord de l'Ontario

Carte de la réserve d'Attawapiskat, dans le nord de l'Ontario

Radio-Canada

La communauté autochtone d'Attawapiskat fait de nouveau les manchettes cette semaine après que 86 tentatives de suicide eurent été recensées chez les 2000 membres de la Première Nation depuis septembre.

Ce n'est pas la première fois que cette communauté du nord de l'Ontario est aux prises avec une crise humanitaire majeure.

Voici cinq des plus grands enjeux auxquels la Première Nation a fait face.

1. Une crise du logement qui perdure

Lee Kamalatisit, résidente d'Attawapiskat, et sa fille de 2 mois, dans leur maison, samediAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lee Kamalatisit, résidente d'Attawapiskat, et sa fille de deux mois, dans leur maison, samedi

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

En novembre 2011, la communauté d'Attawapiskat est à l'avant-plan de l'actualité quand elle déclare l'état d'urgence en raison d'une grave crise du logement.

Au moins 25 familles dorment dans des tentes, des cabanes en bois non isolées et des roulottes de chantier abandonnées en plein hiver, sans eau potable ni électricité. Les besoins sont si criants que la Croix-Rouge doit intervenir en fournissant une aide d'urgence : des sacs de couchage et des appareils de chauffage d'appoint pour les résidents.

Trois mois plus tard, des maisons modulaires payées par le gouvernement fédéral sont envoyées dans la réserve par la route de glace. Malgré ces efforts, la crise du logement et la pauvreté perdurent. Peu de temps après la sortie publique d'Attawapiskat, le gouvernement fédéral placera la communauté sous tutelle, affirmant y avoir versé 90 millions de dollars en six ans. Cette intervention du gouvernement sera jugée « déraisonnable » compte tenu des circonstances par la Cour fédérale.

2. 14 ans sans école primaire

Les classes portatives d'AttawapiskatAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les classes portatives d'Attawapiskat

Photo : Radio-Canada/Claude G. Gagnon

En février 2012, après plus de 10 ans de classes dans des bâtiments portatifs en mauvais état, les élèves d'Attawapiskat ont appris qu'ils auraient finalement droit à une vraie école.

Leur ancienne école primaire avait été rasée parce qu'elle se trouvait sur un sol contaminé au carburant diesel et n'avait jamais été remplacée.

Cet enjeu avait connu un rayonnement national après qu'une jeune du village, Shannen Koostachin, avait mené une campagne pour avoir une nouvelle école sur les réseaux sociaux. La jeune fille est tragiquement morte dans un accident de la route sans voir son rêve devenir réalité.

La nouvelle école d'Attawapiskat, nommée Kattawapiskak, a finalement ouvert ses portes en septembre 2014.

3. De l'eau contaminée

À l'hiver 2012, un an après la crise du logement qui l'avait lancée sous les projecteurs, la communauté avait annoncé qu'elle était aux prises avec un grave problème d'eau contaminée.

Des dérivés de méthane, potentiellement cancérigène, étaient présents en forte quantité dans l'eau potable des 2000 résidents de la réserve.

Santé Canada avait conseillé aux résidents de ne pas se doucher plus que cinq minutes et de ne plus boire l'eau de leur domicile.

4. Une chef désespérée qui fait la grève de la faim

Theresa SpenceAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Theresa Spence réagissant à l'annonce du premier ministre Harper.

En décembre 2012, la chef de la réserve d'Attawapiskat, Theresa Spence, avait mené une grève de la faim de six semaines sur la colline Parlementaire pour forcer une discussion sur les droits issus des traités autochtones.

Selon elle, le gouvernement canadien de l'époque essayait d'isoler et d'assimiler les Premières Nations du pays.

5. Des inondations année après année

Des résidents d'Attawapiskat sont évacués de la communuaté.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des résidents d'Attawapiskat sont évacués de la communuaté.

En plus des problèmes de logement, de pauvreté et d'eau contaminée, la réserve est fréquemment inondée par la crue printanière de la rivière Attawapiskat.

En 2014, la moitié de la population a dû être évacuée par l'armée canadienne en raison de risques élevés d'inondations, surtout des personnes âgées et des patients de l'hôpital.

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