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PotashCorp : des dizaines de travailleurs de Sussex, au N.-B., déménagent en Saskatchewan

Terry Osborne, ancien électricien à la mine de potasse Picadilly, près de Sussex, fait partie de ceux qui ont accepté un poste en Saskatchewan.

Terry Osborne, ancien électricien à la mine de potasse Picadilly, près de Sussex, fait partie de ceux qui ont accepté un poste en Saskatchewan.

Photo : Wendy Osborne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trente travailleurs licenciés en janvier à l'usine de potasse de PotashCorp à Picadilly, près de Sussex, au Nouveau-Brunswick, ont pris la route de la Saskatchewan.

PotashCorp avait offert des postes à ses usines de la Saskatchewan à une centaine des 430 employés mis à pied.

Outre les 30 qui ont déjà accepté une mutation, une dizaine d'autres devraient accepter un emploi à la mine de K&S Potash près de Regina selon l'entreprise.

Wendy Osborne et sa famille font partie de ceux qui vont s'exiler vers la Saskatchewan. Son mari Terry Osborne, électricien à la mine de Picadilly, et elle ont tous les deux perdu leur emploi le 19 janvier.

« Nous avions accepté ces emplois en sachant que nous mettions tous nos oeufs dans le même panier, dit-elle. Mais à Sussex, il n'y a pas beaucoup de [solutions de rechange]. »

— Une citation de  Wendy Osborne, travailleuse licenciée
La famille Osborne, qui déménage en Saskatchewan. Terry Osborne, à gauche, et sa femme Wendy Osborne, à droite, travaillaient tous deux à la mine de Picadilly.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La famille Osborne, qui déménage en Saskatchewan. Terry Osborne, à gauche, et sa femme Wendy Osborne, à droite, travaillaient tous deux à la mine de Picadilly.

Photo : Wendy Osborne

Confrontés à la perte de deux revenus, ces parents de deux enfants ont conclu qu'ils n'avaient d'autre choix que d'accepter l'offre de PotashCorp.

Terry Osborne est déjà parti en Saskatchewan, où il partage un logement temporairement avec deux autres travailleurs néo-brunswickois.

Il aurait pu trouver un autre emploi au N.-B., selon Wendy Osborne, mais il allait y avoir « 60 électriciens d'un coup sur le marché. Ils se seraient fait concurrence et ça lui aurait compliqué la vie ».

Elle le rejoindra en juin, lorsque la mine de Picadilly fermera définitivement.

La majorité reste sur place

L'entreprise offre aux employés qui acceptent un emploi en Saskatchewan 60 000 $ pour couvrir leurs frais de déménagement.

Une quarantaine des travailleurs de PotashCorp à qui on avait offert des postes en Saskatchewan ont choisi de rester au N.-B.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La nouvelle mine Picadilly de PotashCorp

Photo : Michel Nogue

Malgré tout, une quarantaine de travailleurs licenciés ont refusé l'offre.

Selon Wendy Osborne, plusieurs d'entre eux ont surmonté leur sentiment de panique initial et ont décidé de rester plutôt que de déménager loin de la famille et des amis.

« Ils avaient beaucoup à perdre », dit-elle.

Plusieurs de ceux qui ont choisi de rester ont déjà trouvé un nouvel emploi, sinon à Sussex même, du moins dans un rayon d'une centaine de kilomètres.

C'est le cas d'April Glendenning, qui travaillait à la mine de potasse de Picadilly depuis 10 ans lorsqu'elle a reçu son avis de licenciement.

Moins de trois semaines plus tard, elle acceptait un poste comme directrice des affaires environnementales à OSCO Construction, à Saint-Jean.

« Ç'a été révélateur, affirme-t-elle. Ça montre que ce n'était pas la fin de monde [la fermeture de l'usine]. »

Avec les informations de CBC

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