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Pikangikum enterre ses morts

La résidence a complètement été détruite à Pikangikum.

Photo : Kyle Peters

Radio-Canada

Les funérailles des neuf personnes mortes dans un incendie résidentiel survenu le 29 mars dernier dans la Première Nation de Pikangikum ont lieu dimanche.

Trois des neuf victimes étaient des enfants: un bébé de 5 mois, un enfant de 2 ans et un autre de 4 ans. Six adultes, âgés de 24 à 51 ans, ont aussi péri dans l'incendie.

« C'est un moment sombre pour tout le monde », a dit le chef régional de l'Ontario de l'Assemblée des Premières Nations, Isadore Day. Il rappelle que la tragédie a tué trois générations d'une même famille.

« Vous ne pouvez pas vous empêcher d'imaginer ce que ça doit être pour la communauté », ajoute-t-il. Il estime aussi que les 3 000 résidents de cette Première Nation, située à 500 km au nord-ouest de Thunder Bay, assisteront aux funérailles.

« Ça va être un jour très triste. C'est important d'être présent dans la communauté », a déclaré le chef de la Première Nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler, alors qu'il s'apprêtait à prendre un avion à l'aéroport international de Thunder Bay pour se rendre dans la réserve.

Les deux leaders insistent aussi sur l'importance de ce qui va se passer au cours des semaines et mois à venir. « Une situation comme celle-ci va demander un fort engagement continuel, une coordination et un soutien sur le long terme pour la communauté », selon Isadore Day.

Le premier ministre Justin Trudeau a présenté ses condoléances à la communauté lors d'un passage à Thunder Bay vendredi. Selon Alvin Fiddler, le premier ministre ne pourra pas assister aux funérailles, mais espère se rendre dans la réserve au printemps ou à l'automne.

Manitoba

Justice et faits divers