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Santé publique Ottawa se positionne en faveur d'un centre d'injection supervisée

Le médecin chef en santé publique d'Ottawa, Isra Levy

Le médecin chef en santé publique d'Ottawa, Isra Levy, (au centre)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le médecin-chef en santé publique de la Ville d'Ottawa, le Dr Isra Levy, estime que les centres d'injection supervisée « sauvent des vies » et il affirme que si la Ville décidait de créer une structure de ce type, il en faudrait probablement plus qu'une.

Selon M. Levy, ces centres constituent des éléments à part entière du spectre de services que les citoyens sont en droit d'attendre.

Est-ce qu'on en a besoin à Ottawa? Il nous en faut plus qu'un.

Une citation de :Dr Isra Levy, médecin-chef en santé publique

« Le problème qui apparaît ensuite dans cette conversation est la question de l'accès. Pour avoir un bon accès, on pourrait vouloir des services mobiles, nous devrions considérer des services qui existent dans d'autres infrastructures de santé », ajoute le médecin-chef en santé publique.

Une lettre ouverte et des éloges

Depuis que les autorités sanitaires de Toronto ont annoncé le mois dernier qu'elles iraient de l'avant avec trois projets de centres d'injection supervisée, des voix se sont élevées dans la capitale nationale pour qu'Ottawa en fasse de même.

Isra Levy a publié, jeudi, une déclaration dans laquelle il fait l'éloge de ces structures pour leur efficacité (Nouvelle fenêtre).

Les faits ont montré que les services d'injection supervisée (SIS) sauvent des vies et ont d'autres effets positifs sur les personnes toxicomanes, leurs proches et la collectivité dans son ensemble.

Une citation de :Dr Isra Levy, médecin-chef en santé publique

« Les SIS, en tant qu'interventions en santé publique, sont bien établis et doivent être considérés comme un volet d'une stratégie intégrée et globale pour intervenir auprès de personnes qui s'injectent des drogues et les soigner », écrit-il.

Il s'est dit par ailleurs sensible aux préoccupations entourant les questions de sécurité et les répercussions que pourrait avoir la présence d'un tel centre dans la capitale nationale.

« Nous devons nous assurer que n'importe quel SIS à Ottawa utilisera le bon modèle qui convient à ceux et celles qui auront recours à ses services et aux collectivités où ces personnes vivent », prend soin de préciser le médecin-chef en santé publique.

De l'opposition à la Ville

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, a toujours laissé entendre que l'option de ces lieux, comme Insite à Vancouver, n'est pas l'approche qu'il préconise, lui qui est plutôt en faveur d'une priorisation des soins.

Par courriel, le maire précise que Santé publique Ottawa est un partenaire important de la Ville. 

« Peu importe mon opinion, je respecte le rôle de la santé publique et de son médecin-chef », écrit-il.

Le chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Charles Bordeleau, craint pour sa part qu'un centre d'injection supervisée ne fasse augmenter la criminalité.

Selon le Dr Levy, Santé publique Ottawa mène déjà des stratégies de prévention. Le Programme d'échange d'aiguilles a fourni plus de 20 000 services à des patients et distribué 775 000 aiguilles.

Madeleine Meilleur ne s'opposera pas

La députée d'Ottawa-Vanier et Procureure générale de l'Ontario Madeleine Meilleur ne compte pas s'opposer à un éventuel centre d'injection supervisée.

Elle précise toutefois que cette décision revient à la Ville.

« C'est la décision de la municipalité, parce qu'eux devront l'administrer par l'entremise de leur département de santé publique », répond la ministre.

La toxicomanie à Ottawa en chiffres :

  • En moyenne, 40 personnes meurent d'une surdose à Ottawa chaque année. La plupart de ces surdoses sont involontaires
  • 5000 personnes environ font l'usage de drogue
  • Les visites à l'urgence pour des surdoses ont augmenté de 80 % au cours des sept dernières années

Avec des informations de CBC

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