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Raïf Badawi : Amnistie internationale dénonce la lenteur du gouvernement Trudeau

Ensaf Haidar reçue au Parlement européen pour le prix Sakharov décerné à son conjoint, Raif Badawi

Ensaf Haidar reçue au Parlement européen pour le prix Sakharov décerné à son conjoint, Raif Badawi

Photo : Vincent Kessler / Reuters

La Presse canadienne

Alors que Raïf Badawi s'apprête à souligner le triste anniversaire du jour de son arrestation, il y a quatre ans, le premier ministre Justin Trudeau dit qu'il ne faut pas agir « trop vite » dans ce dossier pour éviter de possibles « conséquences néfastes ».

Le commentaire de M. Trudeau au micro de Paul Arcand jeudi matin a fait bondir Amnistie internationale.

La cause du blogueur emprisonné en Arabie saoudite et condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet continue d'occuper l'organisme qui, cette semaine encore, appelait ses sympathisants à contacter l'ambassade saoudienne au Canada.

La porte-parole d'Amnistie, Anne Sainte-Marie, demande quelle vitesse conviendrait à Ottawa. Le gouvernement canadien voudrait peut-être attendre la fin des 10 ans d'emprisonnement du blogueur avant d'agir, a-t-elle ironisé.

Mme Sainte-Marie souligne que rien de ce qu'a fait le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, responsable du dossier, n'a donné de résultats concrets dans les derniers mois.

Elle reproche à MM. Dion et Trudeau de ne pas partager la stratégie ni le calendrier de leurs démarches pour faire libérer M. Badawi.

La famille de M. Badawi, installée à Sherbrooke, espérait beaucoup des libéraux à leur arrivée au pouvoir. Alors qu'il était dans l'opposition, le député Dion avait réclamé que le premier ministre de l'époque, Stephen Harper, intervienne personnellement auprès du gouvernement saoudien pour libérer l'homme.

Aujourd'hui ministre, M. Dion préfère agir discrètement, déclarant que « les effets de toge pour la galerie » ne sont pas efficaces.

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