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Bernard Roy au CEF : déjà remis en question en 2014

Bernard Roy. (archives)

Bernard Roy. (archives)

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Association des directions des écoles fransaskoises (ADEF) avait fait parvenir une lettre en janvier 2014 aux élus du Conseil scolaire fransaskois (CSF) et au Conseil des écoles fransaskoises (CEF), indiquant que les directeurs des écoles avaient « perdu confiance en le leadership de M. Roy », selon ce qu'a appris Radio-Canada.

La lettre, datée du 16 janvier 2014, est formulée au nom de tous les membres de l'ADEF de l'époque et dénonce l'atmosphère qui régnait au sein des écoles.

« Dans ce moment de tensions qui existent au sein de l'organisation, nous travaillons ardemment dans le but d'offrir à tous les élèves une éducation francophone de qualité », est-il écrit.

« Les membres de l'ADEF ont perdu confiance dans le leadership de Monsieur Roy », ajoutent en solidarité les membres de l'ADEF.

Ils précisent vouloir travailler avec le CSF pour rétablir un climat de confiance au sein du conseil et vis-à-vis les parents, faisant valoir l'importance de la réussite des élèves. La lettre est adressée à Mme Frankie LaClare, alors directrice de l'éducation par intérim, dans le but qu'elle soit transmise au CSF.

Selon une source, le contenu du document a été présenté au CSF par un membre de l'ADEF en présence de tous les membres de l'ADEF et de Frankie LaClare. La lettre a été lue aux conseillers scolaires par téléconférence, précise cette source.

L'Association disait dans la lettre vouloir partager « son expertise pour appuyer tous les membres de l'administration du CEF et pour remettre de l'ordre dans ce chaos ». L'ADEF y a écrit qu'elle possédait « de grandes forces de leadership et de gestion au niveau des directions d'école ».

Moment trouble pour le CEF

La lettre a été écrite en janvier 2014, alors que le CEF avait mis en œuvre une première vague de compressions budgétaires. En octobre 2014, le CEF avait annoncé l'abolition de postes administratifs à temps plein afin d'économiser 1,4 million de dollars et de présenter un budget équilibré (pour 2013-2014).

Le CEF essayait aussi de faire avancer son recours judiciaire contre le gouvernement provincial pour recevoir un financement qu'il aurait jugé équitable.

Selon une source membre de l'ADEF à l'époque, Bernard Roy était critiqué pour sa gestion, pour les compressions, mais aussi pour son manque de transparence. Les directeurs d'école, selon cette source, ont estimé manquer de réponses.

L'authenticité de la lettre, obtenue grâce à des sources qui ont voulu conserver l'anonymat, a été confirmée par certains membres de l'ADEF en 2014. Ils préfèrent tous pour l'instant garder l'anonymat, par crainte de représailles.

Précision : Une version précédente de ce texte disait que la lettre avait été obtenue grâce à des sources anonymes. Il s'agit plutôt de sources qui ont voulu garder l'anonymat.

Le CEF a décliné les demandes d'entrevues de Radio-Canada avec Frankie LaClare et André Denis, qui était conseiller du CSF à l'époque.

« Madame LaClare n'est pas mesure de commenter ou d'offrir les éclaircissements que Radio-Canada souhaite obtenir », explique par écrit le service des communications du CEF.

Le CEF rappelle que Frankie LaClare occupait en janvier 2014 des fonctions différentes de celles qu'elle occupe aujourd'hui. Elle est actuellement conseillère senior aux ressources humaines au CEF.

« Le président du CSF n'est pas en mesure de commenter cette communication interne qui date de plus de deux ans », est-il ajouté au sujet de l'actuel président, André Denis.

La nouvelle survient au moment où le Conseil scolaire fransaskois est revenu sur sa décision du 29 février dernier de réembaucher Bernard Roy en tant que directeur de l'éducation du CEF.

À la suite d'une rencontre extraordinaire le 1er avril, le président du CSF, André Denis, a annoncé que Bernard Roy occupera un rôle de gestion des projets spéciaux et de mentorat auprès de la direction par intérim de l'éducation.

Le Conseil scolaire fransaskois attendra l'entrée en fonction de Bernard Roy avant de donner des détails sur le mandat qui lui sera confié. La date à laquelle M. Roy entrera en fonction n'est pas encore confirmée.

Réactions dans la communauté

Christiane Guérette qui a plusieurs enfants dans une des écoles fransaskoises remet de plus en plus en doute la saine gestion du CSF à la lumière des révélations de Radio-Canada.

« Ça dit beaucoup, parce que c'est prendre un risque pour eux [les auteurs], d'écrire une lettre comme ça, affirme-t-elle. Ça veut dire qu'il y avait vraiment quelque chose qui n'allait pas, qu'il fallait l'écrire et l'apporter à la lumière du Conseil ».

Christiane Guérette se demande pourquoi le CSF a décidé de réembaucher Bernard Roy comme mentor auprès de la direction de l'éducation par intérim.  Elle affirme que l'attitude du Conseil au cours du processus de réembauche a créé des frictions et du stress dans la communauté.

Un conseiller demande d'appuyer le CSF dans ses décisions

Par ailleurs, le conseiller scolaire pour la région de Regina, Alpha Barry, a envoyé un communiqué aux électeurs dans lequel il demande aux parents d'appuyer le Conseil scolaire fransaskois dans ses décisions.

Il revient notamment sur l'écoute dont ont pu profiter les parents et le fait que cette nomination a finalement été annulée.

Alpha Barry dit apprécier l'engagement des parents et insiste pour dire que le choix du candidat fait partie du rôle et des responsabilités du CSF.

Précision : Alpha Barry est revenu sur sa décision et a décliné en milieu d'après-midi jeudi l'entrevue prévue vendredi à 7 h 45 à l'émission Point du jour.

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