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La prison pour ours polaires de Churchill peu efficace, dit le WWF

Un ours polaire dans la toundra près de Churchill, Manitoba.

Un ours polaire dans la toundra près de Churchill, Manitoba.

Photo : Google Street View

Radio-Canada

La « prison » pour ours polaires de Churchill, dans le nord du Manitoba, encouragerait ces prédateurs à s'approcher des résidences, plutôt que de les en éloigner, selon le Fonds mondial pour la nature, le WWF.

La Ville de Churchill, située sur les berges de la baie d'Hudson, a mis au point tout un arsenal de tactiques pour tenir les ours polaires à l'écart des humains.

La « prison des ours polaires » à Churchill, au Manitoba.

Photo : La Presse canadienne / JOHN WOODS

Les ours qui s'approchent trop des résidences sont capturés et enfermés dans un édifice, communément appelé « la prison des ours polaires », pendant quelques semaines. Les ours sont ensuite mis sous sédatifs et transportés vers les côtes nordiques de la baie d'Hudson pour qu'ils puissent poursuivre leur migration.

Le spécialiste principal en conservation des espèces du WWF Pete Ewins critique cette approche qui, selon lui, crée des problèmes dans d'autres communautés le long de la route migratoire des ours polaires, qui passe par le Nunavut.

« Nous avons récemment observé des ours polaires au dépotoir d'Arviat avec des taches vertes sur leur dos : la marque donnée aux ours qui sont passés par la prison de Churchill », raconte M. Ewins.

Churchill ne fait que botter les problèmes dans la cour du Nunavut.

Pete Ewins, spécialiste principal en conservation des espèces du WWF

Barnie Aggark, le maire de la petite communauté de Chesterfield Inlet, au Nunavut, a remarqué que les ours polaires s'approchent plus souvent du village. Les chasseurs et les trappeurs doivent effrayer les prédateurs qui s'aventurent dans la communauté jusqu'à cinq fois par jour.

« Leur attitude semble avoir changé », remarque M. Aggark. « Ils sont beaucoup plus agressifs. »

Une fois rendus chez nous, les ours ont déjà croisé de nombreux humains : ils ont entendu les artifices d'effarouchement, ils ont été la cible de balles en caoutchouc. Ils n'ont plus peur.

Barnie Aggark, maire de Chesterfield Inlet

Le gouvernement du Nunavut et WWF-Canada ont mis sur pied un projet pilote de patrouilles surveillant les ours polaires dans le but de réduire les confrontations avec les humains. Dans la plupart des communautés le long de la route migratoire des ours polaires, la responsabilité de tenir les ours à l'écart revient aux agents de conservation, aux agents de la Gendarmerie royale du Canada et aux chasseurs locaux.  

Selon un texte de Sima Sahar Zeheri

Manitoba

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