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L’avenir de la pêche au Manitoba : un enjeu électoral

Des pêcheurs, biologistes et autochtones ont partagé leurs inquiétudes quant au futur de l'industrie de la pêche.

Des pêcheurs, biologistes et autochtones ont partagé leurs inquiétudes quant au futur de l'industrie de la pêche.

Photo : ICI Radio-Canada/SAMUEL RANCOURT

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus d'une centaine de pêcheurs, de biologistes et d'Autochtones se sont rassemblés à l'Université de Winnipeg mardi afin de partager leurs inquiétudes quant au futur de l'industrie de la pêche au Manitoba.

Un texte de Samuel RancourtTwitterCourriel

L'organisateur de la rencontre, le professeur de biologie Scott Forbes, affirme que cette industrie est nettement lucrative. « Elle rapporte près d'un demi-milliard de dollars à la province chaque année », explique M. Forbes. « Elle est un incontournable pour l'économie rurale. Le métier de pêcheur est un des rares emplois possibles dans le nord du Manitoba. »

Le professeur de biologie Scott Forbes s'inquiète que peu d'employés surveillent les lacs du Manitoba.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le professeur de biologie Scott Forbes s'inquiète que peu d'employés surveillent les lacs du Manitoba.

Photo : ICI Radio-Canada/SAMUEL RANCOURT

En plus des lacs Winnipeg, Winnipegosis et Manitoba, la province détient près de 300 lacs où est pratiquée la pêche commerciale. M. Forbes s'inquiète du faible nombre d'employés qui surveillent la qualité de l'eau et la quantité de poissons dans ces lacs.

Une douzaine de personnes effectuent ce travail [...]. Ce n'est pas suffisant pour vérifier avec précision l'état de tous ces lacs.

Une citation de :Scott Forbes, professeur de biologie à l'Université de Winnipeg

En novembre, un discours similaire avait été tenu par le chercheur scientifique principal à la Fondation David Suzuki Scott Wallace, aussi consultant pour SeaChoice. Il s'inquiétait de l'absence de système d'évaluation pour les quantités de poissons dans les lacs du Manitoba.

L'organisation SeaChoice, qui compte parmi ses membres la Société pour la nature et les parcs du Canada, avait recommandé aux consommateurs et détaillants d'éviter d'acheter les poissons en provenance des trois plus grands lacs du Manitoba, déclarant que ces étendues d'eau étaient parmi « les plus mal gérées dans le monde ».

« Le manque de ressources empêche que des méthodes de pêche durable soient adoptées », ajoute M. Forbes. « Cela nuit à l'image de l'industrie. »

À chaque parti sa promesse 

Des candidats de quatre partis politiques prenaient part à la rencontre à l'Université de Winnipeg. 

De gauche à droite : Dave Nickarz, Zach Fleisher, Jon Gerrard et Shannon MartinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Chaque parti y est allé de sa promesse pour tenter de séduire l'électorat sur place.

Photo : ICI Radio-Canada/SAMUEL RANCOURT

Les libéraux ont promis une gestion durable des ressources pour la pêche. « Nous devrions mesurer l'étendue des quantités de poissons dans les lacs », déclare le candidat libéral dans la circonscription de River Heights et ancien chef du Parti libéral du Manitoba Jon Gerrard.

Le candidat néo-démocrate pour la circonscription de Tuxedo Zach Fleisher rappelle que le Nouveau Parti démocratique s'engage à stimuler la recherche scientifique afin de protéger le lac Winnipeg. Il promet d'ajouter 500 000 $ au financement versé à différents organismes, dont l'Institut international du développement durable et la Fondation du Lac Winnipeg.

Pour leur part, les verts s'engagent à embaucher davantage d'employés pour mieux contrôler la qualité de l'eau des lacs. « L'industrie locale est une priorité et nous devons préserver nos poissons », affirme Dave Nickarz, candidat vert dans la circonscription de Wolseley.

Quant au Parti progressiste-conservateur, il tient à ce que l'industrie de la pêche au Manitoba demeure lucrative. « Les pêcheurs doivent être traités avec le même respect que les chasseurs », indique le candidat conservateur dans la circonscription de Morris Shannon Martin.

Par ailleurs, l'association représentant les amateurs de chasse et de pêche, la Manitoba Lodges and Outfitters, a tenu à rappeler que la pêche non commerciale amène des revenus de 400 millions de dollars par an.

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